D'après Le Figaro, l'Union européenne (UE) va «redoubler d'efforts» pour résoudre les problèmes liés aux nouveaux contrôles automatisés à ses frontières, qui entraînent de longues files d'attente dans les aéroports. Le commissaire européen chargé des questions migratoires, Magnus Brunner, a assuré que la Commission européenne «va désormais redoubler d'efforts pour aider les États membres qui rencontrent encore des difficultés».

Aéroports et compagnies aériennes ont vivement critiqué mercredi, dans une lettre commune, ce nouveau système lancé à l'automne pour enregistrer les voyageurs non européens arrivant sur le territoire européen. Ils évoquent des temps d'attente «pouvant désormais atteindre jusqu'à 5 heures aux heures de pointe». Le nouveau système mis en place remplace le tampon manuel sur le passeport et permet d'enregistrer les coordonnées et données biométriques des voyageurs, tout comme leurs dates d'entrée et de sortie, afin de suivre les dépassements de séjour et les refus d'entrée.

Ce qu'il faut retenir

  • Le nouveau système de contrôle aux frontières de l'UE a été lancé à l'automne pour enregistrer les voyageurs non européens.
  • Les aéroports et compagnies aériennes critiquent fortement ce système en raison des longues files d'attente qu'il entraîne.
  • Le commissaire européen Magnus Brunner a promis que la Commission européenne allait «redoubler d'efforts» pour aider les États membres à résoudre ces problèmes.

Le contexte

Il est important de noter que ce nouveau système est en vigueur dans les pays de l'UE - à l'exception de l'Irlande et de Chypre - ainsi que dans d'autres pays faisant partie de l'espace Schengen, notamment la Suisse, la Norvège et l'Islande. Afin de gérer la situation durant les vacances d'été, qui devrait voir transiter jusqu'à 40 millions de passagers supplémentaires, aéroports européens et compagnies aériennes ont réclamé que ces nouveaux contrôles puissent être entièrement suspendus en cas de forte affluence.

Dans sa lettre, Magnus Brunner - qui doit rencontrer mardi des représentants du secteur - a souligné que le nouveau système «mis en place avec prudence et progressivement» anticipait déjà les difficultés initiales et qu'il permettait une certaine flexibilité durant la saison des vacances d'été 2026 jusqu'au début du mois de septembre, en suspendant par exemple l'enregistrement des données biométriques.

Les conséquences

Depuis octobre 2025, 110 millions de personnes sont entrées ou sorties de l'UE grâce à ce nouveau système - et plus de 44.000 personnes se sont vu refuser l'entrée, a pointé M. Brunner -, la grande majorité d'entre elles en raison de l'absence de document de voyage ou de visa valide. Il est clair que les conséquences de ces nouveaux contrôles sont importantes et doivent être prises en compte pour éviter toute perturbation du trafic aérien.

Et maintenant ?

Il est probable que la situation évolue dans les prochaines semaines, avec la rencontre entre M. Brunner et les représentants du secteur aérien. Les conséquences de ces nouveaux contrôles seront certainement examinées de près et des solutions pourraient être trouvées pour réduire les temps d'attente et améliorer l'efficacité des contrôles aux frontières.

En conclusion, la situation actuelle avec les nouveaux contrôles aux frontières de l'UE est complexe et nécessite une attention particulière pour éviter toute perturbation du trafic aérien. Il est essentiel que les États membres et la Commission européenne travaillent ensemble pour trouver des solutions efficaces et rapides pour résoudre ces problèmes.