Selon nos confrères de Le Figaro, un rapport scientifique très attendu sur les polluants éternels (PFAS) préconise une « restriction large » par l’Union européenne, sauf « exceptions ciblées », de ces substances chimiques présentes dans de nombreux objets du quotidien, pointant les risques croissants pour la population. Les PFAS sont utilisés pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou leur résistance à la chaleur, et sont omniprésents dans les produits de la vie quotidienne, des cosmétiques aux ustensiles de cuisine, emballages ou vêtements imperméables.

Les substances chimiques mettent énormément de temps à se décomposer, d’où leurs surnoms de « polluants éternels ». La Commission européenne voudrait les interdire dans les produits de consommation courante, comme les vêtements ou les boîtes à pizza, avec des exceptions pour des secteurs stratégiques, dans le domaine médical par exemple. Mais Bruxelles a besoin au préalable de deux avis de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), le rapport scientifique rendu public et une étude d’impact socio-économique des mesures anti-PFAS attendue à la fin de l’année.

Ce qu'il faut retenir

  • Les PFAS sont des substances chimiques présentes dans de nombreux objets du quotidien.
  • Ils sont utilisés pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou leur résistance à la chaleur.
  • Les PFAS mettent énormément de temps à se décomposer, d’où leurs surnoms de « polluants éternels ».

Le contexte historique

Le contexte historique des polluants éternels est marqué par leur utilisation croissante dans les produits de la vie quotidienne. Les PFAS ont été découverts dans les années 1940 et ont été utilisés pour leurs propriétés uniques. Cependant, les risques pour la santé et l’environnement ont été découverts plus tard, et les gouvernements ont commencé à prendre des mesures pour les réglementer.

En 2009, l’Union européenne a adopté une directive pour limiter l’utilisation des PFAS dans les produits de consommation. Depuis, plusieurs pays ont adopté des lois pour interdire ou limiter l’utilisation des PFAS. La France, par exemple, a interdit l’usage de certains PFAS dans les vêtements, chaussures, cosmétiques et farts pour les skis, avec quelques dérogations.

Les faits actuels

Les experts de l’Agence européenne des produits chimiques concluent que les PFAS sont « nocifs » et présentent « des risques croissants » pour la population et l’environnement. Ces substances « persistent longtemps dans l’environnement, se déplacent sur de longues distances et contaminent les eaux souterraines et les sols, tandis que certaines d’entre elles provoquent de graves problèmes de santé, tels que des cancers et des troubles de la reproduction ».

La commissaire européenne Jessika Roswall a salué le premier avis des experts européens et a déclaré que « nous soutenons la transition visant à abandonner les polluants éternels. Comme toujours, toute nouvelle réglementation doit être conçue dans un souci de simplicité et offrir sécurité, clarté et prévisibilité tant aux consommateurs qu’aux entreprises ».

Les reactions et les consequences

Les organisations environnementales reprochent à l’Union européenne d’avoir tardé à légiférer, sous la pression des lobbies industriels. La Commission européenne voudrait les interdire dans les produits de consommation courante, mais les industriels estiment que les alternatives sont encore peu développées et que les coûts de production seront trop élevés.

Les conséquences de l’utilisation des PFAS sont graves. Selon un rapport publié fin janvier, les PFAS vont coûter très cher à l’Europe, de 330 milliards à 1 700 milliards d’euros d’ici 2050, en fonction de l’ampleur des mesures à prendre pour dépolluer les sols et l’eau et du coût pour préserver la santé des Européens.

Et maintenant ?

L’Union européenne doit prendre des décisions importantes pour réglementer les PFAS. La Commission européenne doit présenter une proposition de réglementation avant la fin de l’année. Les états membres de l’Union européenne doivent alors approuver ou rejeter cette proposition. Les conséquences de cette décision seront importantes pour l’environnement et la santé publique.

En conclusion, la question des polluants éternels est complexe et nécessite une action immédiate. Les gouvernements, les industriels et les organisations environnementales doivent travailler ensemble pour trouver des solutions pour réduire l’utilisation des PFAS et protéger l’environnement et la santé publique.