Anvers, 11 février 2026. Emmanuel Macron a encore frappé fort. Cette fois, c'est devant les industriels européens qu'il a lancé un pavé dans la mare. La dette commune ? Le sujet qui fait trembler Bruxelles depuis des années. Mais est-ce vraiment la solution ?
Un discours qui ne passe pas inaperçu
On pourrait croire que le président français a décidé de jouer les trouble-fête. Pourtant, son discours au sommet européen de l'industrie sonnait comme un électrochoc nécessaire. « L'Europe doit se réveiller », a-t-il martelé. (D'accord, mais comment ?)
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ne mâche pas ses mots. Face à la Chine et aux États-Unis, l'UE a du pain sur la planche. Résultat des courses : Macron propose une intégration économique plus poussée. Autant dire que ça ne va pas plaire à tout le monde.
Dette commune : la panacée ou l'illusion ?
Alors, cette dette commune, est-ce vraiment la clé ? D'après nos confrères de BMF International, Macron en est convaincu. Mais soyons honnêtes : l'idée fait débat depuis des lustres. Certains y voient une révolution, d'autres une utopie.
Le truc, c'est que les chiffres sont têtus. La productivité européenne accuse un retard inquiétant. Face aux géants américains et chinois, l'UE peine à suivre. Alors, faut-il sauter le pas ? Difficile de dire avec certitude si cette mesure suffira à renverser la tendance.
Les réticences des États membres
Évidemment, ce n'est pas gagné. Les États membres ont leurs propres priorités. Et puis, la dette commune, ça veut dire moins de souveraineté. Autant dire que certains pays freinent des quatre fers.
« On ne peut pas ignorer les réalités politiques », confie un diplomate sous couvert d'anonymat. (Comme si on ne le savait pas déjà.) La France, elle, semble prête à prendre le taureau par les cornes. Mais sans l'adhésion de tous, difficile de voir comment avancer.
Et après ? L'Europe peut-elle vraiment se réinventer ?
Bref, le discours de Macron pose une question cruciale : l'Europe peut-elle se réinventer ? Ou va-t-elle continuer à traîner des pieds ?
Les prochains mois seront décisifs. Les industriels, eux, attendent des actes. Parce que les mots, ça ne suffit plus. Il faut des mesures concrètes. Et vite.
Alors, et vous, vous en pensez quoi ? L'Europe a-t-elle les moyens de ses ambitions ?
La dette commune implique une mutualisation des dettes des États membres. Autant dire que ça touche à la souveraineté nationale. Certains pays, comme l'Allemagne, craignent de devoir payer pour les dettes des autres. Résultat : les négociations sont souvent tendues.
Une dette commune permettrait à l'Europe de financer des projets d'envergure, comme la transition énergétique ou les infrastructures. En mutualisant les risques, l'UE pourrait aussi obtenir de meilleurs taux d'intérêt. Bref, c'est un outil puissant pour renforcer la compétitivité européenne.
La France est l'un des principaux défenseurs de la dette commune. L'Italie et l'Espagne, fortement endettés, y sont aussi favorables. En revanche, l'Allemagne, les Pays-Bas et quelques autres pays du nord de l'Europe y sont farouchement opposés.