Le 2 mars 2026, selon nos confrères de Numerama, la société MaiaSpace a annoncé que le premier vol de son mini-lanceur Maia serait repoussé à 2027. Cette décision a été prise après un événement au Centre spatial de Kourou le 24 février, où l’entreprise a revu à la baisse ses ambitions initiales, qui visaient à faire voler la fusée Maia avant la fin de l’année 2026.
Ce qu'il faut retenir
- Le lancement de la fusée Maia est repoussé à 2027.
- Le programme s’appuiera sur l’ancien pas de tir Soyouz à Kourou.
- Malgré le retard, l’entreprise signe avec Eutelsat pour lancer 440 satellites OneWeb.
La société MaiaSpace, qui vise à développer un mini-lanceur capable de mettre des satellites commerciaux en orbite, a donc dû ajuster son calendrier. Le projet de ce premier vol est de réaliser un test suborbital, avec une fusée capable d’atteindre les 100 kilomètres d’altitude, en partant depuis le centre spatial guyanais de Kourou.
Les défis de MaiaSpace
Comme le révèle un article du site European Space Flight, l’entreprise française a profité d’un événement au Centre spatial de Kourou le 24 février pour revoir à la baisse ses ambitions. À l’origine, elle désirait faire voler la fusée Maia avant la fin de l’année, mais cette date apparaît désormais impossible à tenir. Le vol aura donc lieu en 2027. Malgré tout, l’entreprise se dit confiante pour que ce tir ait lieu avant le mois d’avril 2027.
Symboliquement, cela permettrait à MaiaSpace de concrétiser sa promesse de faire voler sa première fusée cinq ans après sa création — la société ayant été fondée en 2022. Le mini-lanceur pourrait servir à mettre des satellites commerciaux en orbite. Le calendrier reste serré pour l’entreprise française qui promet que sa fusée sera prête sur le pas de tir dès la fin de cette année pour les premiers tests.
Les partenariats de MaiaSpace
MaiaSpace a l’avantage d’avoir des installations déjà quasiment prêtes, car le gros (80 %) de ce qui servait aux Soyouz pourra être utilisé tel quel. Il reste cependant à mener quelques adaptations, et ajouter des dizaines de millions d’euros à la facture — une somme relativement faible pour un projet de cette envergure. « Maintenir cette feuille de route ne se fera pas sans difficultés ou défis, ont assuré les responsables cités par European Space Flight. Mais c’est une part de notre méthode d’apprentissage, qui place les tests au sol et en vol au cœur du développement pour aller plus vite ensuite. »
Malgré ce report, MaiaSpace reste au cœur de nombreux espoirs. Quelques jours à peine après cet événement, on a appris que l’entreprise a décroché un contrat avec Eutelsat pour mettre en orbite pas moins de 440 satellites de sa future constellation OneWeb. De quoi sécuriser au moins une dizaine de tirs, et donc d’envisager le futur plus sereinement.
En conclusion, le report du lancement de la fusée Maia à 2027 ne signifie pas la fin des ambitions de MaiaSpace. L’entreprise reste déterminée à concrétiser ses promesses et à devenir un acteur majeur dans le secteur des lanceurs spatiaux. Les prochaines étapes seront cruciales pour déterminer le succès de cette entreprise française.
