Des attaques coordonnées ont été menées samedi dans au moins six localités du Mali, selon les informations rapportées par RFI. Ces assauts, survenus dans des zones situées au nord, au centre et au sud du pays, ont été revendiqués par une coalition regroupant des groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda ainsi que par les rebelles indépendantistes du Front de Libération de l’Azawad (FLA). De son côté, le gouvernement malien affirme que la situation reste sous contrôle malgré l’ampleur des opérations.
Ce qu'il faut retenir
- Six localités ciblées lors des attaques coordonnées du samedi 5 juillet 2026, réparties entre le nord, le centre et le sud du Mali.
- La coalition jihadistes-FLA revendique avoir atteint ses objectifs, sans préciser leur nature.
- Le gouvernement malien déclare que la situation est sous contrôle, malgré les tensions.
- Parmi les localités touchées figure Anéfis, un point stratégique désormais sous influence des rebelles.
- Cette attaque survient dans un contexte de montée des tensions dans la région du Sahel.
Des assauts revendiqués par une coalition hétéroclite
Selon les éléments recueillis par RFI, les attaques coordonnées du samedi 5 juillet ont visé des zones variées du territoire malien. La coalition, composée de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda et de membres du Front de Libération de l’Azawad (FLA), a revendiqué ces opérations. Le FLA, mouvement indépendantiste touareg, n’a pas détaillé les objectifs poursuivis, mais la prise de contrôle de localités stratégiques comme Anéfis suggère une volonté de renforcer leur influence dans la région.
Côté gouvernemental, les autorités maliennes ont rapidement réagi en affirmant que la situation était maîtrisée. « Les forces de défense et de sécurité restent mobilisées pour garantir la sécurité des populations », a indiqué un porte-parole du gouvernement, sans fournir de bilan détaillé des affrontements.
Anéfis, une localité au cœur des tensions
Parmi les six localités ciblées, Anéfis occupe une position géographique et symbolique majeure. Située dans la région de Mopti, cette ville est un carrefour important entre le nord et le sud du Mali. Sa prise par les rebelles indépendantistes et les jihadistes marque un tournant dans la dynamique sécuritaire du pays. Selon des sources locales, les assaillants auraient consolidé leur présence dans la zone après plusieurs heures de combats.
Les motivations derrière cette offensive restent floues. Si les groupes jihadistes poursuivent généralement des objectifs liés à l’instauration d’un État islamique, le FLA agit pour la cause indépendantiste de l’Azawad, une région du nord du Mali. Leur alliance ponctuelle illustre la complexité des enjeux sécuritaires au Sahel, où les alliances entre groupes armés évoluent rapidement.
Un contexte sécuritaire toujours dégradé
Ces attaques surviennent dans un Mali déjà fragilisé par une décennie de crises sécuritaires. Depuis 2012, le pays fait face à des violences récurrentes, marquées par l’émergence de groupes jihadistes et des conflits intercommunautaires. La présence de la MINUSMA, la mission de l’ONU au Mali, a permis jusqu’à présent de limiter l’expansion de ces groupes, mais son retrait progressif en 2023 a ouvert de nouvelles brèches.
Les autorités maliennes, soutenues par des partenaires internationaux comme la France ou la Russie, tentent de contenir cette instabilité. Cependant, la multiplication des acteurs armés et la fragmentation des groupes rebelles rendent la situation particulièrement volatile. « Nous surveillons de près l’évolution de la situation à Anéfis et dans les autres zones touchées », a déclaré un responsable militaire sous couvert d’anonymat.
Pour l’instant, le gouvernement malien appelle au calme et à la retenue, tandis que les populations locales restent sous le choc des événements. La communauté internationale, quant à elle, observe avec attention l’évolution de la situation, consciente que toute escalade pourrait aggraver une crise humanitaire déjà critique dans la région.
Les attaques ont été revendiquées par une coalition composée de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et par les rebelles indépendantistes du Front de Libération de l’Azawad (FLA).