Selon Franceinfo - Sport, la France compte désormais plus de 4 900 courses sur route organisées chaque année, un chiffre en constante augmentation qui reflète l’essor de la pratique sportive dans le pays. Au cœur de cette dynamique, le marathon s’impose comme une discipline phare, attirant toujours plus de participants. Rien qu’en 2025, 167 000 coureurs ont franchi la ligne d’arrivée d’un marathon, tandis que 2026 marque une nouvelle étape avec le lancement d’une douzaine de nouvelles épreuves sur le territoire, soit une hausse de 14 % par rapport aux années précédentes.
Ce qu'il faut retenir
- En 2025, 167 000 coureurs ont participé à un marathon en France, selon le baromètre Finishers de l’Union Sport & Cycle.
- Plus de 4 900 courses sur route ont été recensées en 2025, un chiffre en progression constante.
- En 2026, une douzaine de nouveaux marathons ont été créés en France, soit une hausse de 14 % par rapport aux années précédentes.
- La Fédération française d’athlétisme propose un label de qualité (bronze, argent, or) pour sécuriser les participants sur les courses labellisées.
Un phénomène qui dépasse le simple cadre sportif
Si la dimension compétitive reste centrale, l’attrait des marathons réside aussi dans leur capacité à fédérer au-delà du sport. Pour les organisateurs, ces événements deviennent des leviers de promotion territoriale et de cohésion sociale. Jean-François Parigi, président du département de la Seine-et-Marne, illustre cette tendance en lançant le marathon de Provins, prévu le 10 mai 2026. « Un marathon comme on le fait là, en Seine-et-Marne, c’est un budget de l’ordre de 400 000 euros, déclare-t-il. Le risque financier est pris, mais je l’assume totalement à partir du moment où ça va être une marque pour le département. Par contre, ce que ça me rapporte en termes de notoriété et en termes de vivre-ensemble, ça n’a pas de prix. »
Les coureurs, eux aussi, soulignent les bénéfices multiples de ces événements. Pierre-Louis, finisher d’une quinzaine de marathons, y voit une opportunité de diversifier les expériences : « Je trouve ça super parce que ça amène de la diversité et ça permet à des gens qui n’ont pas forcément l’envie de courir de se mettre à courir. Ça leur donne un attrait supplémentaire que l’aspect sportif seul. Par ailleurs, ça permet de faire vivre un territoire d’une autre manière. »
Des formats qui évoluent pour répondre à de nouvelles attentes
L’offre se diversifie également pour séduire des publics variés. Linda, 46 ans, privilégie désormais des marathons de taille plus modeste, comme celui du Finistère, qui n’accueillait que 4 000 participants en 2025. « Je pense que ça nourrit aussi mon côté qui aime voyager et découvrir de nouveaux univers, explique-t-elle. Refaire à chaque fois le même type de marathon, je trouve ça un peu dommage. L’ambiance y est complètement différente, on retrouve l’esprit familial que j’aime beaucoup dans la course. »
Cette tendance vers des formats plus intimistes répond à une quête d’authenticité et de convivialité, loin des courses surpeuplées. Elle reflète aussi une volonté des organisateurs de créer des événements accessibles à tous, y compris aux coureurs débutants ou occasionnels. En parallèle, les grands marathons internationaux, comme celui de Londres, continuent d’attirer des centaines de milliers de demandes d’inscription, confirmant l’attrait mondial pour cette discipline.
Un encadrement nécessaire pour garantir la qualité des épreuves
Face à cette multiplication des marathons, la question de la qualité et de la sécurité des épreuves devient centrale. Emmanuelle Jaeger, présidente déléguée de la Fédération française d’athlétisme, met en garde les participants : « Vous avez d’une part des courses non labellisées et d’autre part, des courses labellisées par la Fédération, qui obéissent à un certain cahier des charges. Vous avez un niveau bronze, argent ou or. Le fait de regarder le label, de voir si la course est labellisée, vous sécurise sur la fiabilité du mesurage, les conditions de jury, les conditions de sécurité chronométrique et sur la qualité d’accueil. »
Ce système de labellisation, introduit pour encadrer les événements, permet aux coureurs de distinguer les courses sérieuses des autres. Il garantit notamment un parcours mesuré avec précision, des conditions de sécurité optimales et une organisation rigoureuse. Pour les quelque 167 000 finisseurs de 2025, ce label représente donc un repère essentiel dans le choix de leur prochaine épreuve.
Ce phénomène, qui dépasse largement le cadre sportif, interroge aussi sur l’avenir des grands rassemblements. Comment concilier croissance, qualité et accessibilité ? Les prochains mois pourraient apporter des éléments de réponse, notamment avec les retours d’expérience des nouveaux marathons lancés cette année.
La Fédération française d’athlétisme attribue un label (bronze, argent, or) aux courses qui respectent un cahier des charges strict. Pour vérifier si un marathon est labellisé, il suffit de consulter la liste des épreuves agréées sur le site officiel de la Fédération ou de contacter l’organisateur de l’événement.
