D'après Le Figaro, un ancien pilote de l'armée de l'air américaine a raconté à l'AFP comment survivre une fois parachuté en territoire ennemi, alors qu'un militaire américain est toujours recherché après que son avion a été abattu au-dessus de l'Iran. « Imaginez : vous venez d'atterrir sur le sol après avoir sauté en parachute, et vous vous dites : Mon Dieu, j'étais dans un chasseur il y a deux minutes, je volais à 800 km/h, et un missile vient d'exploser littéralement à 5 mètres de ma tête », a déclaré Houston Cantwell, un général de brigade à la retraite.
Avant de mener des missions de combat au-dessus de l'Irak et de l'Afghanistan, ce pilote a été entraîné pour faire face à une telle situation, probablement comme l'aviateur du F-15E qui s'est éjecté de son avion au-dessus du sud-ouest de l'Iran. D'abord, le pilote doit vérifier qu'il n'a pas été blessé par le tir, le siège éjectable ou lors de l'atterrissage. « Il y a de nombreux récits de survivants du Vietnam qui ont eu de graves blessures, des fractures ouvertes, rien que du fait de l'éjection », a-t-il souligné.
Ce qu'il faut retenir
- Un ancien pilote de l'armée de l'air américaine a partagé ses conseils pour survivre après qu'un avion est abattu.
- Le pilote doit vérifier s'il est blessé et se repérer pour éviter les zones ennemies.
- Il est crucial de trouver de l'eau et de se cacher pour éviter d'être capturé.
- Les forces américaines maintiennent des troupes spécialisées pour exfiltrer les pilotes en territoire ennemi.
Les étapes de survie
Une fois au sol, le pilote doit comprendre où il se trouve et éviter les bases militaires ennemies. « Ce que vous cherchez à faire, c'est d'éviter d'être capturé par l'ennemi, le plus longtemps possible, » a expliqué Houston Cantwell, et donc se cacher, jusqu'à un potentiel sauvetage. Lors d'une éjection d'urgence, un pilote ne dispose que peu d'effets : « de l'eau, du matériel de survie, du matériel de communication, une radio » pour permettre d'être retrouvé.
Il faut aussi penser à se placer dans un lieu accessible pour que les forces chargées de venir vous secourir puissent vous exfiltrer. En ville, aller sur un toit. Dans la nature, trouver une clairière pour qu'un hélicoptère puisse atterrir. « Et si je bouge, je vais essayer de le faire de nuit » afin de ne pas être repéré, a conseillé l'ancien pilote.
Les opérations de sauvetage
Lors d'opérations militaires comme celle menée en Iran, chaque branche de l'armée américaine maintient en alerte des troupes spécialisées pour venir exfiltrer des pilotes en territoire ennemi. En tant que pilote, cela « vous donne une immense tranquillité d'esprit, parce que vous savez qu'ils feront tout ce qu'ils peuvent pour venir vous récupérer », a déclaré Houston Cantwell.
Quand les hélicoptères sont en route, la vigilance est totale : « Ceux au fusil cherchent des menaces, les pilotes cherchent un endroit où atterrir », a expliqué Scott Fales, un ancien militaire américain qui a participé à l'opération « Black Hawk Down ». Une fois l'aviateur retrouvé, l'équipage se pose toute une série de questions : « À quel genre de menace immédiate sommes-nous exposés ? De combien de temps disposons-nous pour évacuer cette personne ? Quelles blessures présente-t-elle ? ».
En conclusion, l'histoire de Houston Cantwell et des opérations de sauvetage soulève des questions importantes sur la sécurité des pilotes et les opérations militaires en territoire ennemi. Il est essentiel de continuer à développer des stratégies pour améliorer la sécurité des pilotes et assurer leur sauvetage en cas d'urgence.
