Selon Top Santé, une astuce méconnue concernant l’horaire des achats sur les marchés pourrait permettre de diviser par deux le coût des fruits et légumes, dans un contexte d’inflation persistante sur les produits alimentaires.

Ce qu'il faut retenir

  • Jusqu’à 50 % d’économie sur les fruits et légumes en ajustant l’horaire d’achat, selon des habitués des marchés.
  • Cette pratique repose sur la baisse des prix en fin de matinée, lorsque les commerçants bradent les invendus.
  • En période d’inflation, cette technique permet de limiter l’impact sur le budget alimentaire des ménages.
  • Les marchés de quartier restent une alternative économique face à la hausse des prix en supermarché.
  • Cette astuce est particulièrement utile pour les produits frais, souvent plus chers en début de journée.

D’après Top Santé, cette méthode repose sur un principe simple : les commerçants ajustent leurs tarifs en fonction de l’heure, réduisant les prix des produits frais en fin de matinée. « Les marchands baissent leurs prix à partir de 10 heures, quand ils savent qu’ils ne pourront plus tout vendre », explique un client régulier du marché d’Aligre à Paris. Une stratégie qui permet aux acheteurs de profiter de réductions significatives, parfois de l’ordre de 30 à 50 %, sur des légumes ou des fruits qui, une heure plus tôt, affichaient des tarifs bien plus élevés.

Cette pratique, bien que connue des habitués, reste peu médiatisée. Pourtant, dans un contexte où l’inflation sur les produits alimentaires atteint 12,5 % en moyenne annuelle selon l’Insee, elle représente une opportunité pour les ménages cherchant à optimiser leur budget. « On peut facilement trouver des courgettes à 1,50 € le kilo en fin de matinée, contre 2,50 € ou plus en début de marché », précise un maraîcher du marché de la porte de Vanves à Paris. Autant dire que l’écart peut vite devenir conséquent pour une famille.

Pourquoi les prix baissent-ils en fin de matinée ?

Plusieurs facteurs expliquent cette baisse des tarifs. D’abord, les commerçants préfèrent écouler leurs stocks plutôt que de les ramener, ce qui implique des pertes. Ensuite, la concurrence entre vendeurs pousse certains à ajuster leurs prix pour attirer les derniers clients. Enfin, les produits les plus fragiles, comme les fraises ou les salades, voient leur durée de conservation limitée, incitant à des réductions rapides.

Cette logique s’applique surtout aux marchés en plein air, où les prix ne sont pas fixés par des contrats à long terme, contrairement aux grandes surfaces. « Sur un marché, tout est négociable, surtout en fin de journée », confirme un commerçant de la région lyonnaise. Une flexibilité que les supermarchés, avec leurs étiquettes imprimées, ne peuvent offrir.

Une solution pour les budgets serrés, mais pas pour tous

Si cette astuce séduit les ménages à faible revenu, elle présente aussi des limites. Les horaires des marchés, souvent concentrés entre 7 heures et 14 heures, peuvent ne pas convenir aux travailleurs. De plus, les réductions concernent surtout les produits fragiles, moins adaptés à un stockage prolongé. Enfin, cette pratique reste marginale dans les grandes surfaces, où les promotions sont généralement planifiées à l’avance.

Pour les retraités ou les personnes sans emploi, ce créneau horaire peut néanmoins représenter une économie non négligeable. « Je fais mes courses vers 11 heures, et je repars avec deux fois plus de légumes pour le même prix », témoigne une cliente du marché de Lille. Une stratégie qui, cumulée à d’autres astuces, permet de réduire significativement la facture alimentaire mensuelle.

Et maintenant ?

Cette pratique pourrait se généraliser si les ménages, confrontés à l’inflation, cherchent à optimiser chaque dépense. Pour l’instant, aucun syndicat de commerçants n’a officiellement encouragé cette méthode, mais certains marchés pourraient intégrer des créneaux dédiés aux réductions en fin de matinée. Une piste à suivre, alors que les prix de l’alimentation restent un sujet de préoccupation pour de nombreux Français.

Reste à voir si cette tendance se confirme dans les prochains mois, alors que les négociations commerciales entre producteurs et distributeurs devraient influencer les tarifs en supermarché. Une chose est sûre : en période de pouvoir d’achat affaibli, chaque euro compte.

Les produits frais et fragiles, comme les salades, les fraises, les courgettes ou les herbes aromatiques, sont les plus souvent concernés par ces baisses de prix en fin de matinée. Les fruits et légumes moins périssables, comme les carottes ou les pommes de terre, voient généralement moins de variations de tarifs.