On y est presque. Le décret sur la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) va enfin être publié. Enfin, presque. Car Marine Le Pen, elle, n'est pas prête à laisser passer ça sans rien dire. Et elle a sorti l'artillerie lourde.
Alors, faut-il publier ce décret ? Le gouvernement semble dire oui. Marine Le Pen, non. Et elle le dit haut et fort. Mais qui a raison ? Difficile à dire. Surtout quand on sait que ce texte, attendu depuis plus de deux ans et demi, va engager la France jusqu'en 2035. Autant dire que c'est pas rien.
Le moins qu'on puisse dire, c'est que la tension est palpable. Entre le gouvernement et l'opposition, les étincelles ne demandent qu'à jaillir. Et Marine Le Pen, elle, ne mâche pas ses mots. Elle parle même de « lourde faute ». Chapeau.
La PPE, késako ?
Pour ceux qui n'auraient pas suivi, la PPE, c'est un peu la feuille de route énergétique de la France. Elle fixe les objectifs en matière d'énergie pour les années à venir. Et cette fois, c'est du lourd : six nouveaux réacteurs nucléaires EPR, huit en option, et des investissements dans l'éolien en mer, le photovoltaïque, la géothermie. Bref, de quoi faire tourner les centrales... et les esprits.
Sébastien Lecornu, le ministre en charge de ce dossier, a annoncé son intention de signer ce décret « en fin de semaine ». Autant dire que ça urge. Mais Marine Le Pen, elle, n'est pas de cet avis. Elle estime que publier ce décret serait une « lourde faute ». Et elle n'est pas la seule à le penser.
Le truc, c'est que ce projet, c'est un sacré budget. On parle de 300 milliards d'euros. Autant dire que ça fait réfléchir. Surtout quand on sait que le gouvernement n'a pas forcément la légitimité populaire pour engager le pays sur tant d'années.
Marine Le Pen monte au créneau
Marine Le Pen, elle, ne tourne pas autour du pot. Elle accuse le gouvernement de vouloir « passer en force ». Et elle n'hésite pas à parler de « choix brutal » au profit des lobbys. Ouch.
Elle dénonce aussi un manque de légitimité. « Il ne dispose d'aucune légitimité populaire ni parlementaire pour engager le pays sur tant d'années », affirme-t-elle. Difficile de dire si elle a tort ou raison. Mais une chose est sûre, elle ne lâche rien.
Et puis, il y a l'argent. 300 milliards d'euros, c'est pas rien. Surtout quand on sait que le gouvernement n'a pas forcément les moyens de ses ambitions. Alors, faut-il publier ce décret ? La question reste entière.
Côté opposition, les avis sont partagés. Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, appelle le gouvernement à publier cette PPE et à « tourner le dos aux sirènes obscurantistes de l'extrême droite ». Bref, c'est chaud.
Et maintenant ?
Alors, que va-t-il se passer ? Difficile à dire. Mais une chose est sûre, la bataille est loin d'être terminée. Entre le gouvernement et l'opposition, les échanges risquent d'être animés. Et Marine Le Pen, elle, ne compte pas rester les bras croisés.
Elle a d'ailleurs appelé à « arrêter cette folie ». Reste à savoir si le gouvernement l'écoutera. Ou si, au contraire, il décidera de publier ce décret malgré tout. Affaire à suivre.
En attendant, on peut se demander si cette PPE est vraiment la solution. Ou si, au contraire, elle risque d'aggraver les choses. Une chose est sûre, le débat est loin d'être clos.
Et vous, qu'en pensez-vous ? Faut-il publier ce décret ? Ou faut-il, au contraire, attendre ? Dites-le nous en commentaire.
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Marine Le Pen estime que la publication de la PPE serait une « lourde faute » du gouvernement. Elle accuse ce dernier de vouloir « passer en force » sans avoir la légitimité populaire ni parlementaire pour engager le pays sur tant d'années. Elle dénonce aussi un « choix brutal » au profit des lobbys.
La PPE prévoit la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires EPR et huit supplémentaires en option, ainsi que des investissements dans l'éolien en mer, le photovoltaïque et la géothermie. Elle fixe la feuille de route énergétique de la France jusqu'en 2035.
Si le décret est publié, cela engagera la France sur une feuille de route énergétique précise jusqu'en 2035. Cela pourrait entraîner des investissements massifs dans les énergies renouvelables et le nucléaire. Cependant, cela pourrait aussi susciter des tensions politiques et des débats sur la légitimité du gouvernement à prendre de telles décisions.