Le 26 février 2026, Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, a estimé sur France Inter que « un député ne peut pas rester député quand il a été condamné pour violences volontaires », en référence à Raphaël Arnault, député La France insoumise, selon nos confrères de Franceinfo – Faits divers. Cette déclaration intervient après la mort du militant identitaire Quentin Deranque mi-février à Lyon, qui a suscité un vaste débat sur la violence politique en France.
Le député LFI Raphaël Arnault est sous le feu des critiques depuis cet événement, notamment en raison de son passé. En 2022, il a été condamné à quatre mois d'emprisonnement avec sursis pour « violences volontaires en réunion » après avoir participé à l'agression d'un jeune de 18 ans en marge d'une manifestation d'extrême droite. Il s'est désisté de son appel en 2025, ce qui a rendu sa condamnation définitive.
Ce qu'il faut retenir
- Raphaël Arnault, député LFI, a été condamné pour violences volontaires en 2022.
- Deux assistants de Raphaël Arnault sont mis en cause dans la mort de Quentin Deranque.
- Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, estime que Raphaël Arnault ne peut pas rester député après sa condamnation.
Contexte et réactions
La mort de Quentin Deranque a suscité un large débat sur la violence politique et les groupes extrémistes en France. Sept personnes ont été mises en examen pour homicide volontaire et complicité, dont deux assistants de Raphaël Arnault, qui est également co-fondateur du mouvement antifasciste dissous La Jeune Garde.
Marine Tondelier a souligné qu'elle n'avait « aucune complaisance envers les mouvements qui exercent de la violence physique et qui lynchent un homme à terre ». Elle a également rappelé avoir signé une tribune en mai 2025 pour s'opposer à la dissolution de La Jeune Garde, mais a précisé que, depuis qu'elle a eu connaissance des faits de violence de ce mouvement, elle les condamne fermement.
Enjeux politiques
Les réactions à cette affaire mettent en lumière les enjeux politiques et les dilemmes éthiques auxquels sont confrontés les partis politiques et les responsables publics. La question de savoir si un député condamné pour violences volontaires peut continuer à siéger au Parlement est au cœur des débats.
Marine Tondelier a insisté sur la nécessité de mettre fin au « deux poids, deux mesures » en France, où certains groupes sont dissous pour violence tandis que d'autres, considérés comme extrémistes, semblent bénéficier d'une certaine impunité. Elle a appelé à une action ferme contre tous les groupes qui pratiquent la violence, quels que soient leur orientation politique ou idéologique.
En conclusion, l'affaire Raphaël Arnault et la mort de Quentin Deranque mettent en évidence les défis complexes auxquels la société française est confrontée dans sa lutte contre la violence extrémiste et politique. Les réactions des responsables politiques et de la société civile seront cruciales pour déterminer la voie à suivre et pour renforcer les valeurs de tolérance, de respect et de démocratie qui fondent la République française.
