Ce vendredi 29 mai 2026, le dessinateur Joann Sfar présentera sa dernière bande dessinée, « Terre de sang », lors d’une rencontre organisée dans le cadre d’un festival au Théâtre de la Criée à Marseille. Mais cette intervention s’annonce sous haute tension, puisque un rassemblement d’opposition est prévu à 20 heures devant le lieu de l’événement. Les organisateurs reprochent à Sfar son soutien à Israël, un sujet qui a déjà alimenté de vifs débats dans le passé.
Ce qu'il faut retenir
- Joann Sfar doit présenter « Terre de sang » ce vendredi 29 mai 2026 au Théâtre de la Criée à Marseille.
- Un rassemblement d’opposition est prévu à 20 heures devant le lieu de l’événement.
- Les opposants lui reprochent son soutien à Israël.
- Le festival accueille la rencontre dans le cadre d’un événement culturel.
- Le débat autour de la position de Sfar sur le conflit israélo-palestinien n’est pas nouveau.
Une bande dessinée au cœur d’un débat politique
L’œuvre de Joann Sfar, « Terre de sang », aborde le sort des Palestiniens dans le cadre du conflit israélo-palestinien. Selon Libération, cette présentation s’inscrit dans le cadre d’un festival culturel marseillais. Mais c’est la position personnelle de l’auteur, souvent perçue comme un soutien à Israël, qui a déclenché l’organisation d’un rassemblement de protestation. Les organisateurs locaux, regroupés au sein d’un collectif, estiment que cette prise de parole est incompatible avec les valeurs qu’ils défendent.
Pour eux, il ne s’agit pas seulement d’une critique artistique, mais d’un engagement politique qui mérite d’être contesté publiquement. Le lieu choisi, le Théâtre de la Criée, est un établissement culturel majeur de la ville, ce qui ajoute une dimension symbolique à l’événement.
Un mouvement local qui s’inscrit dans un contexte national
Ce rassemblement s’ajoute à une série d’initiatives similaires en France, où des collectifs appellent régulièrement au boycott d’artistes ou d’intellectuels dont les positions sont jugées incompatibles avec leurs convictions. D’après Libération, ces mobilisations reflètent une polarisation croissante sur la question israélo-palestinienne, un sujet qui divise profondément l’opinion publique.
Les organisateurs du rassemblement ont précisé que leur démarche visait à alerter sur ce qu’ils considèrent comme un « biais » dans l’œuvre de Sfar. Ils appellent à une mobilisation pacifique, tout en rappelant que leur action s’inscrit dans le cadre des libertés démocratiques.
« Nous ne sommes pas contre la liberté d’expression, mais nous estimons que certaines prises de position doivent être contestées quand elles heurtent nos valeurs », a déclaré un porte-parole du collectif.
Un festival culturel sous surveillance
Le choix de Marseille pour cette présentation n’est pas anodin. La ville, connue pour son dynamisme culturel et son engagement en faveur des droits humains, est aussi un terreau fertile pour les mobilisations citoyennes. Le Théâtre de la Criée, qui accueille l’événement, est un lieu emblématique, souvent utilisé pour des débats de société.
Selon les informations de Libération, la direction du théâtre a indiqué que la sécurité des participants et du public serait assurée, conformément aux dispositions légales. Aucun incident n’est à signaler à ce stade, mais la tension reste palpable.
Quoi qu’il en soit, cette affaire illustre une fois de plus la difficulté de concilier liberté artistique, engagement politique et sensibilité sociétale dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes.
Joann Sfar est un dessinateur et scénariste français, connu pour ses œuvres comme « Le Chat du rabbin » et « Les Carnets de Cerise ». Il a été critiqué pour ses prises de position en faveur d’Israël, notamment dans le contexte du conflit israélo-palestinien. Certains lui reprochent de minimiser ou de justifier les actions israéliennes, une position qui suscite une forte opposition dans certains milieux.