Le 21 février 2026, une manifestation a eu lieu à Lyon pour rendre hommage à Quentin Deranque, un militant nationaliste mort le 14 février après avoir été agressé par un groupe d'antifascistes.
La manifestation, organisée par Domitille Casarotto et Aliette Espieux, deux femmes gravitant autour de groupes d'extrême droite, a rassemblé 3 200 personnes selon la préfecture du Rhône. Les organisateurs avaient demandé à la foule de ne pas politiser l'événement, mais une partie de la foule a crié des slogans tels que 'LFI complice, antifas assassins'.
La préfecture du Rhône a prévu un important dispositif de sécurité
Face aux risques de tensions et de contre-rassemblements, la préfète du Rhône, Fabienne Buccio, a prévu un important dispositif de sécurité avec des renforts de CRS, d'escadrons de gendarmerie mobile et de policiers nationaux venus d'autres départements. Emmanuel Macron a appelé 'tout le monde au calme' et le gouvernement a prévenu qu'il ne tolérerait pas le moindre incident au sein du cortège ou en marge de cette marche.
Des contre-manifestations ont également eu lieu
Le 19 février, une contre-manifestation s'est tenue dans les rues de Rennes, rassemblant 300 personnes selon les forces de l'ordre. Des banderoles ont été brandies avec des slogans tels que 'Ici on pleure pas les nazis'. Selon la BBC, ces événements pourraient avoir un impact sur les élections municipales de mars.
Une affaire qui fait débat
La mort de Quentin Deranque a déclenché une vague de réactions en France. Le quotidien italien Il Foglio a caractérisé la manifestation comme 'la manifestation qui fait peur'. Le journal a souligné que les événements de ces dix derniers jours pourraient bouleverser la donne politique en France, achevant la 'dédiabolisation' du Rassemblement national (RN) si ardemment poursuivie par sa présidente Marine Le Pen.
Questions et réponses
Quentin Deranque.
3 200 personnes, selon la préfecture du Rhône.
La situation reste tendue en France, où les tensions entre les différents groupes politiques sont fortes. Il est à suivre les prochaines évolutions de cette affaire.
