Le milliardaire Michael Saylor, cofondateur et président exécutif de MicroStrategy, considère que la récente phase de correction du Bitcoin touche à sa fin. Selon Journal du Coin, il a réaffirmé cette position lors d’une prise de parole publique ce 24 avril 2026, alors que le marché des cryptomonnaies traverse une période de volatilité marquée.

Ce qu'il faut retenir

  • Michael Saylor, figure emblématique de l’adoption institutionnelle du Bitcoin, affirme que la correction actuelle est terminée.
  • Cette déclaration intervient après plusieurs mois de baisse des cours des cryptomonnaies, notamment du Bitcoin, qui a perdu près de 30 % depuis le début de l’année.
  • MicroStrategy, entreprise détenue majoritairement par Saylor, maintient sa stratégie d’accumulation de Bitcoin comme réserve de valeur.
  • Les analystes s’interrogent sur la pertinence de cette analyse, alors que le marché reste sensible aux facteurs macroéconomiques.

Une analyse optimiste malgré le contexte baissier

Michael Saylor a réitéré sa confiance dans le Bitcoin lors d’une conférence en ligne organisée par Journal du Coin. Pour lui, « ce petit hiver crypto est déjà terminé », une formulation qui contraste avec les craintes d’un prolongement de la tendance baissière. L’entrepreneur, connu pour sa position ultra-bullish sur le Bitcoin, a rappelé que la volatilité fait partie intégrante du cycle de cette cryptomonnaie. « Les marchés baissiers ne durent jamais éternellement », a-t-il souligné, ajoutant que les phases de correction permettent de renforcer les fondamentaux du réseau.

Cette déclaration intervient alors que le Bitcoin, après avoir atteint un plus-haut historique de 100 000 dollars en 2025, subit une correction brutale. Les causes de cette baisse sont multiples : resserrement des politiques monétaires des banques centrales, incertitudes géopolitiques et prise de profits après une période d’euphorie. Pourtant, Saylor reste convaincu que le Bitcoin conservera sa position dominante dans l’écosystème financier, malgré ces turbulences.

MicroStrategy maintient sa stratégie d’accumulation

MicroStrategy, entreprise spécialisée dans l’intelligence business, a fait du Bitcoin un pilier de sa trésorerie. Depuis 2020, la société a investi plus de 7 milliards de dollars pour acquérir près de 214 000 BTC, faisant d’elle l’un des plus gros détenteurs institutionnels de la cryptomonnaie. Cette stratégie, souvent critiquée pour son risque financier, est défendue par Saylor comme un pari à long terme sur la dépréciation des monnaies fiduciaires.

Alors que le cours du Bitcoin oscille autour de 55 000 dollars en ce mois d’avril 2026, MicroStrategy continue d’acheter des BTC à chaque baisse significative. « Nous profitons de ces opportunités pour renforcer notre position », a déclaré Saylor. Cette approche contraste avec celle d’autres investisseurs institutionnels, plus prudents depuis le krach de 2022. Pourtant, MicroStrategy assume pleinement ce choix, arguant que le Bitcoin reste un actif sous-évalué à long terme.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines pourraient être déterminantes pour valider ou infirmer l’analyse de Saylor. Les marchés attendent avec impatience la décision de la Réserve fédérale américaine concernant les taux d’intérêt, prévue pour mai 2026. Une baisse des taux pourrait relancer l’appétit pour les actifs risqués, dont le Bitcoin. Par ailleurs, le prochain halving du Bitcoin, prévu pour avril 2028, reste un événement clé qui pourrait influencer la dynamique du marché d’ici là.

Les analystes restent divisés sur l’évolution à court terme du Bitcoin. Certains estiment que la correction pourrait se prolonger, tandis que d’autres, à l’instar de Saylor, anticipent un rebond. Une chose est sûre : le marché reste extrêmement sensible aux annonces macroéconomiques et aux signaux des grands acteurs institutionnels.

Michael Saylor considère que le Bitcoin est un actif de réserve supérieur aux monnaies fiduciaires, notamment en raison de son offre limitée à 21 millions d’unités. Il mise sur la dépréciation des monnaies traditionnelles et sur l’adoption croissante des institutions financières, malgré les phases de volatilité.