Une étude menée par le CNRS auprès d'une centaine de jeunes filles révèle que l'utilisation réduite de cosmétiques entraîne une baisse significative et rapide de la concentration de certains polluants chimiques et perturbateurs endocriniens dans les urines. Les chercheurs de l'Inserm, de l'Université Grenoble Alpes et du CNRS ont publié ces résultats dans la revue Environment International.
Ce qu'il faut retenir
- L'étude montre qu'une diminution de l'usage de produits cosmétiques permet de réduire l'exposition du corps à des substances chimiques en quelques jours seulement.
- Une centaine d'étudiantes grenobloises ont participé à l'étude en réduisant leur utilisation de produits de soin pendant cinq jours.
- Les résultats ont démontré une baisse de 39% de la concentration urinaire de bisphénol A, un perturbateur endocrinien potentiellement lié à divers troubles et maladies.
Une réduction significative de l'exposition
Les chercheurs ont demandé aux étudiantes de limiter l'usage de produits cosmétiques et d'hygiène habituels pendant cinq jours. Les dosages urinaires réalisés avant et après cette période ont révélé une diminution de l'exposition à plusieurs substances chimiques. Par exemple, le phtalate de monoéthyle a vu son exposition diminuer de 22%, et le méthylparabène de 30%.
Impact sur le bisphénol A
Une diminution significative de 39% a été observée dans la concentration urinaire de bisphénol A, un composé classé perturbateur endocrinien par l'Anses. Bien que le bisphénol A soit interdit en France dans les produits de soin depuis 2005, sa présence pourrait être due à des contaminations pendant la fabrication ou l'emballage des produits.
En conclusion, cette étude souligne l'impact positif de la réduction de l'utilisation de cosmétiques sur la concentration de polluants dans le corps, ouvrant la voie à une potentielle évolution des réglementations dans ce domaine.