La présidente moldave Maia Sandu a réaffirmé cette semaine, lors d’un entretien accordé à France 24, la volonté de son pays de rejoindre pleinement l’Union européenne, alors que Chisinau vient d’entamer officiellement les négociations d’adhésion. Une étape symbolique pour ce pays de 2,8 millions d’habitants, frontalier de l’Ukraine, dont le processus d’intégration s’est accéléré depuis le dépôt de candidature en mars 2022.
Ce qu'il faut retenir
- 2,8 millions d’habitants : population de la Moldavie, pays frontalier de l’Ukraine et voisin de l’UE.
- 22 juin 2026 : sommet UE-Moldavie organisé à Bruxelles pour lancer les négociations d’adhésion.
- Les négociations ont débuté le 15 juin 2026 avec l’ouverture des premiers chapitres.
- Maia Sandu défend une « adhésion à part entière » mais se dit ouverte à des formules intermédiaires « qui ne retarderaient pas » le processus.
- Un reportage économique sur le développement de la Moldavie a été diffusé dans le cadre de l’émission.
Lors de cet échange, Maia Sandu a rappelé avec insistance que l’adhésion à l’UE représentait une priorité stratégique pour son pays. « Il est crucial pour la Moldavie de rester dans le camp du monde libre », a-t-elle souligné, soulignant les enjeux géopolitiques liés à ce rapprochement. Selon la présidente, l’intégration européenne est perçue comme un gage de stabilité et de prospérité, dans un contexte régional marqué par le conflit ukrainien et les tensions avec Moscou.
Les négociations, officiellement lancées le 15 juin 2026, ont débuté par l’ouverture des premiers chapitres de l’acquis communautaire, lors d’un sommet UE-Moldavie organisé à Bruxelles le 22 juin. Cet événement marquait le coup d’envoi d’un processus qui pourrait s’étaler sur plusieurs années, bien que Chisinau espère une accélération compte tenu de l’urgence géopolitique. Maia Sandu a d’ailleurs nuancé sa position en indiquant être prête à « discuter de toute autre formule qui ne se substituerait pas à une adhésion pleine et entière, et ne retarderait pas le processus ». Une manière de laisser la porte ouverte à des compromis sans pour autant renoncer à l’objectif final.
L’émission diffusée par France 24 a également mis en lumière les perspectives économiques de la Moldavie, un pays dont le développement reste étroitement lié à son intégration européenne. Les réformes structurelles engagées ces dernières années – lutte contre la corruption, modernisation administrative, attractivité des investissements – sont présentées comme des préalables à une intégration réussie. « Le reportage d’Isabelle Romero illustre les défis économiques auxquels le pays doit faire face, mais aussi les opportunités offertes par un rapprochement avec Bruxelles », précise France 24.
Si le processus d’adhésion s’inscrit dans la durée, les autorités moldaves misent sur une dynamique irréversible, renforcée par le soutien apporté par plusieurs capitales européennes. Reste à voir dans quelle mesure les divisions au sein de l’UE sur l’élargissement – notamment après l’adhésion récente de plusieurs pays des Balkans – pourront influencer le calendrier moldave. Une chose est sûre : pour Maia Sandu, « l’histoire de la Moldavie s’écrit aujourd’hui » au rythme de ses relations avec Bruxelles.
La Moldavie doit répondre aux critères d’adhésion définis par l’Union européenne, notamment en matière d’État de droit, de lutte contre la corruption, de réformes judiciaires et administratives, ainsi que de stabilité économique. Ces exigences sont évaluées lors de chaque phase des négociations, selon un processus progressif.