La FIFA a pris une décision inédite pour la Coupe du monde 2026, prévue du 11 juin au 19 juillet au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Selon Ouest France, l’instance dirigeante a annoncé, dimanche 31 mai, l’interdiction des temps morts tactiques des gardiens de but lors de la compétition. Une mesure qui vise à fluidifier le jeu et à éviter les abus lors des arrêts de jeu pour blessure.
Concrètement, les joueurs ne pourront plus s’approcher du banc de touche lorsque leur gardien est blessé. Une règle qui s’appliquera dès les premiers matchs du tournoi, où 48 équipes s’affronteront pour la première fois dans l’histoire de la Coupe du monde. Cette décision s’inscrit dans une volonté de moderniser et de rendre plus dynamique le football mondial, après des années de débats sur l’utilisation abusive des arrêts de jeu à des fins tactiques.
Ce qu'il faut retenir
- La FIFA interdit les temps morts tactiques des gardiens de but lors du Mondial 2026, selon Ouest France.
- Les joueurs ne pourront plus s’approcher du banc lors d’une blessure de leur gardien.
- Cette règle s’appliquera dès le coup d’envoi du tournoi, qui réunira 48 équipes.
- La décision vise à limiter les abus et à fluidifier le jeu.
- Le Mondial 2026 se déroulera au Canada, aux États-Unis et au Mexique du 11 juin au 19 juillet.
Une mesure pour limiter les abus tactiques
L’interdiction des temps morts tactiques des gardiens n’est pas une surprise. Depuis plusieurs années, les instances du football mondial observaient avec méfiance l’utilisation de ces arrêts de jeu, parfois prolongés artificiellement pour perturber le rythme de l’adversaire. La FIFA a donc décidé d’agir en amont, en encadrant strictement les règles liées aux blessures des gardiens. «
Cette mesure permettra d’éviter les abus et de garantir que les arrêts de jeu restent proportionnels à la gravité de l’incident», a précisé un porte-parole de l’instance, cité par Ouest France.
La nouvelle règle s’appliquera à toutes les équipes, quel que soit leur niveau ou leur stratégie. Elle concernera aussi bien les matchs de phase de groupes que les rencontres à élimination directe. Les arbitres auront pour consigne de veiller au strict respect de cette disposition, sous peine de sanctions disciplinaires.
Un Mondial 2026 sous le signe de l’innovation
Cette décision s’ajoute à une série de réformes mises en place par la FIFA pour moderniser la Coupe du monde. Parmi elles, l’introduction de la VAR (Video Assistant Referee) dans sa version la plus aboutie, ou encore l’élargissement du nombre de participants de 32 à 48 équipes. Une formule inédite qui promet de rendre la compétition encore plus spectaculaire et imprévisible.
Le Mondial 2026 marquera également l’arrivée de nouvelles technologies, comme le système semi-automatisé de détection du hors-jeu, déjà testé lors des dernières éditions. Autant de changements qui visent à rendre le football plus transparent et plus juste. «
Nous voulons offrir aux fans un spectacle de qualité, tout en garantissant l’équité sportive», a souligné un responsable de la FIFA, interrogé par Ouest France.
Avec cette interdiction, la FIFA envoie un signal fort : le football de haut niveau doit évoluer vers plus de fluidité et moins de stratégies opportunistes. Une orientation qui pourrait inspirer d’autres compétitions dans les années à venir.
La FIFA n’a pas encore précisé les sanctions exactes, mais les arbitres pourront sanctionner les abus par des cartons jaunes ou rouges, selon la gravité de l’infraction. Les temps morts tactiques prolongés pourraient être assimilés à un comportement antisportif.
Pour l’instant, la mesure est spécifique à la Coupe du monde 2026. La FIFA n’a pas évoqué une extension à d’autres compétitions, mais cela pourrait être envisagé à l’avenir.