La Fédération française de judo a officialisé, ce vendredi 4 juillet 2026, la liste des athlètes sélectionnés pour représenter la France lors des prochains Championnats du monde, prévus du 4 au 11 octobre à Bakou, en Azerbaïdjan. Selon Le Figaro, l’équipe tricolore mise sur ses deux figures majeures, Clarisse Agbégnénou et Teddy Riner, pour porter les ambitions françaises. Une décision qui marque le retour des deux champions après leurs récentes maternités, mais qui s’accompagne aussi de quelques surprises, comme l’absence d’Amandine Buchard.

Ce qu'il faut retenir

  • Clarisse Agbégnénou et Teddy Riner, tous deux médaillés d’or à Doha en 2023, figurent parmi les 12 sélectionnés pour les Mondiaux de Bakou.
  • Agbégnénou vise un 7e titre mondial en moins de 63 kg, trois ans après son retour sur les tatamis à la suite de la naissance de sa fille, Athéna.
  • Riner, lui, cherche à remporter un 12e titre planétaire, un an seulement après son dernier sacre à Doha.
  • Amandine Buchard, quadruple médaillée de bronze mondiale, est absente en raison de son double projet olympique (judo et rugby à sept).
  • Chez les femmes, Shirine Boukli, Sarah Léonie-Cysique et Romane Dicko sont désignées pour leurs catégories respectives.
  • Blandine Pont, 12e mondiale, n’est pas retenue dans la catégorie des moins de 52 kg, remplacée par un duo de réservistes.

Avec deux leaders expérimentés à leur tête, l’équipe de France aborde ces Championnats du monde avec ambition. Clarisse Agbégnénou, sacrée à six reprises sur la scène planétaire, a marqué l’histoire en remportant son sixième titre en 2023, seulement quelques mois après avoir donné naissance à Athéna. Un exploit qui lui a valu une reconnaissance mondiale, avant qu’elle ne devienne mère une seconde fois en mars dernier avec la naissance de Dakota. Autant dire que sa préparation pour Bakou s’annonce aussi intense que ses combats sur le tatami. Teddy Riner, de son côté, vise une performance historique : décrocher un douzième titre mondial, un record dans la discipline. Son dernier sacre remonte à Doha en 2023, la même année que celui d’Agbégnénou.

Côté féminin, la sélection mise sur des athlètes en quête de consécration. Shirine Boukli, championne d’Europe à cinq reprises et médaillée d’argent à Doha en 2023, espère enfin décrocher l’or mondial en moins de 48 kg. À 27 ans, la Française semble au sommet de sa forme après une saison 2026 marquée par une domination sans partage en Europe. Sarah Léonie-Cysique, également âgée de 27 ans, enchaîne les podiums internationaux depuis plusieurs années, mais attend toujours son premier titre mondial en moins de 57 kg. Quant à Romane Dicko, native de Clamart et âgée de 26 ans, elle vise une deuxième couronne mondiale chez les plus de 78 kg. Son principal défi ? Affronter sa compatriote Léa Fontaine, vice-championne d’Europe en 2026.

La Fédération a justifié ses choix en invoquant « l’engagement, les résultats et l’état d’esprit » des athlètes sélectionnées, comme l’a expliqué Lucie Décosse, responsable du collectif féminin français. « Ces championnats représentent une étape clé sur la route de Los Angeles 2028, a-t-elle souligné. Nous avons sélectionné les athlètes féminines sur la base de leur engagement, de leurs résultats bien sûr mais aussi de leur état d’esprit, dans une ambition individuelle et collective. » Une déclaration qui intervient alors que le double projet olympique d’Amandine Buchard, visiblement incompatible avec une préparation optimale pour les Mondiaux, a joué en sa défaveur.

« Ces championnats représentent une étape clé sur la route de Los Angeles 2028. Nous avons sélectionné les athlètes féminines sur la base de leur engagement, de leurs résultats bien sûr mais aussi de leur état d’esprit, dans une ambition individuelle et collective. »
— Lucie Décosse, responsable du collectif féminin français

La grande absente de cette sélection est donc Amandine Buchard, quadruple médaillée de bronze mondiale en moins de 52 kg. Malgré des résultats suffisants pour prétendre à une place (3e au Grand Slam de Paris et 2e aux Championnats d’Europe 2026), la Française a vu sa candidature rejetée en raison de son absence aux stages préparatoires estivaux. Son projet olympique, qui combine judo et rugby à sept, semble avoir pesé dans la balance. Une décision qui surprend d’autant plus que Buchard a toujours su concilier ses ambitions multiples avec ses performances en équipe de France jusqu’à présent. Pour la remplacer, la Fédération n’a retenu aucune athlète en titre dans cette catégorie, se contentant de Blandine Pont, 12e mondiale, comme simple réserviste.

Chez les hommes, au-delà du retour de Teddy Riner, les espoirs de médaille reposent sur Joan-Benjamin Gaba (-73 kg), sacré champion du monde en 2025, ainsi que sur le duo Luka Mkheidze (-60 kg) et Romain Valadier-Picard (-60 kg), respectivement champion d’Europe et vice-champion du monde en titre. Une délégation masculine qui mise sur l’expérience et la jeunesse pour briller à Bakou. Riner, lui, aura l’occasion de se tester une dernière fois avant les Mondiaux lors du tournoi de Lausanne, fin août 2026, où il sera aligné sur la scène internationale.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines s’annoncent décisives pour les judokas français sélectionnés. Une préparation intensive est attendue, notamment pour Agbégnénou et Riner, dont les performances à Bakou pourraient influencer leur préparation pour les Jeux de Los Angeles 2028. Quant à Buchard, son avenir dans l’équipe de France dépendra de l’équilibre qu’elle parviendra à trouver entre ses deux disciplines. Les Mondiaux de Bakou, qui se tiendront du 4 au 11 octobre, pourraient ainsi servir de tremplin pour les ambitions futures du judo français.

La sélection tricolore part donc avec des objectifs clairs : performer collectivement et individuellement, tout en préparant l’avenir. Les regards seront particulièrement tournés vers ses deux leaders, dont les carrières, déjà légendaires, pourraient encore s’écrire en lettres d’or à Bakou.

Selon Le Figaro, Amandine Buchard a été écartée en raison de son double projet olympique (judo et rugby à sept), incompatible avec une préparation optimale pour les Championnats du monde. La Fédération a justifié ce choix en invoquant son manque d’engagement lors des stages préparatoires estivaux, une décision confirmée par Lucie Décosse, responsable du collectif féminin.