Alors que la tribune « Zapper Bolloré » a suscité de vifs débats dans le monde culturel, une nouvelle dynamique s’organise à Montreuil. La Coalition des résistances artistiques, culturelles et scientifiques, née après la pétition d’artistes et d’intellectuels publiée dans Libération, a tenu son premier rassemblement samedi. L’objectif ? Fédérer les forces disponibles et esquisser une riposte structurée face à la montée de l’extrême droite.
Ce qu’il faut retenir
- Création de la Coalition des résistances artistiques, culturelles et scientifiques après la pétition « Zapper Bolloré » publiée dans Libération.
- Premier rassemblement organisé samedi à Montreuil pour évaluer l’ampleur du mouvement et planifier les actions futures.
- Cette initiative vise à mobiliser les acteurs culturels et scientifiques contre la progression de l’extrême droite en France.
Une réponse collective après la tribune « Zapper Bolloré »
La pétition « Zapper Bolloré », publiée dans Libération en avril 2026, a marqué un tournant dans les débats sur l’influence des médias et des réseaux sociaux sur la démocratie. Signée par des centaines d’artistes et d’intellectuels, elle dénonçait notamment la mainmise de Vincent Bolloré sur les médias et appelait à une régulation plus stricte du paysage audiovisuel. C’est dans ce contexte que la Coalition des résistances artistiques, culturelles et scientifiques a vu le jour, selon Libération.
Ce collectif inédit rassemble des personnalités du monde de la culture, des chercheurs et des militants, tous unis par la volonté de contrer l’ascension de l’extrême droite. Le rassemblement de samedi à Montreuil s’inscrit dans cette logique : il s’agissait avant tout de mesurer l’ampleur des forces en présence et de définir une stratégie commune.
Montreuil, épicentre d’une mobilisation culturelle
La ville de Montreuil, déjà connue pour son dynamisme artistique et son engagement politique, a été choisie pour accueillir ce premier rassemblement. Le choix de ce lieu n’est pas anodin : la ville abrite de nombreux collectifs militants et des espaces dédiés à la création indépendante. Selon les organisateurs, ce cadre symbolique devait favoriser les échanges et inspirer les participants.
Lors de cette journée, les discussions ont porté sur plusieurs axes : la nécessité de créer des contre-pouvoirs culturels, la mobilisation des réseaux sociaux, et l’organisation d’événements fédérateurs. « Il ne fallait pas laisser la tribune « Zapper Bolloré » sans traduction réelle », a souligné l’un des porte-parole de la Coalition, sans citer son nom. L’enjeu est désormais de passer des mots aux actes.
Quelles sont les prochaines étapes ?
Si ce premier rassemblement a permis de jauger les forces en présence, il reste à concrétiser les propositions. Plusieurs pistes ont été évoquées : l’organisation de débats publics, la création de contenus alternatifs en ligne, ou encore la coordination avec d’autres mouvements similaires en Europe. « On ne peut pas se contenter de réagir à chaud », a indiqué une participante, qui a préféré garder l’anonymat. « Il faut un plan d’action sur le long terme. »
Les organisateurs prévoient de se retrouver dans les prochaines semaines pour affiner leur stratégie. Une date butoir a été évoquée : la rentrée culturelle de septembre 2026, période où les médias et les institutions culturelles sont traditionnellement sous les projecteurs.
Pour l’heure, les membres du collectif appellent à la prudence : « On ne peut pas se permettre de rater le coche », a rappelé un organisateur. « L’enjeu dépasse largement la question des médias. Il s’agit de défendre les valeurs démocratiques dans leur ensemble. »
Publiée dans Libération en avril 2026, cette tribune signée par des centaines d’artistes et d’intellectuels dénonçait l’influence de Vincent Bolloré sur les médias français, notamment à travers le groupe Vivendi. Elle appelait à une régulation plus stricte des concentrations médiatiques et à une diversification des voix dans le paysage audiovisuel.