Un hommage national a été rendu ce jeudi 23 avril à Montauban, en l'honneur du sergent-chef Florian Montorio, tué samedi 18 avril dans une embuscade dans le sud du Liban, selon BMF - International. Cette cérémonie n'a pas eu lieu aux Invalides, comme c'est souvent le cas pour les militaires morts en service, mais au sein de la caserne de son unité, le 17e régiment du génie parachutiste de Montauban.
La ministre des Armées, Catherine Vautrin, et le chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Pierre Schill, ont présidé cette cérémonie. Le ministère des Armées a expliqué ce choix en indiquant que « c'est une volonté de la famille, la priorité va toujours à la volonté de la famille ».
Ce qu'il faut retenir
- Le sergent-chef Florian Montorio a été tué dans une embuscade dans le sud du Liban le 18 avril.
- L'hommage national a eu lieu à Montauban, au sein de la caserne de son unité, le 17e régiment du génie parachutiste.
- La ministre des Armées, Catherine Vautrin, et le chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Pierre Schill, ont présidé cette cérémonie.
- Le choix de ne pas tenir l'hommage aux Invalides a été fait en raison de la volonté de la famille de la victime.
- Un deuxième militaire français, le caporal-chef Anicet Girardin, est également mort des suites de ses blessures après l'attaque.
Les circonstances de la mort du sergent-chef Florian Montorio
Florian Montorio était père de deux filles de 9 et 15 ans et devait retourner à la vie civile « d'ici quelques mois », a déclaré le responsable de son régiment, le colonel Jérémy Akil, à l'AFP samedi. Le sergent-chef a été tué dans une embuscade dans le sud du Liban, où il servait au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul).
La mairie de Montauban a organisé une « marche silencieuse » après l'hommage national, avec un cortège qui a rejoint une église de la ville où une messe a été célébrée en milieu de journée. Les Montalbanais ont pu « stationner tout le long » et « rendre par leur présence un hommage au militaire qui a été tué », a expliqué à l'AFP Didier Lallemand, le maire (UDR) de la ville.
Les précédents
Ce n'est pas la première fois qu'un hommage national pour un soldat n'a pas lieu aux traditionnelles Invalides. Récemment, cela a été le cas de l'adjudant-chef Arnaud Frion, mort au Kurdistan irakien dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 mars dernier. Rapatrié en France, un hommage national lui avait été rendu le 17 mars à Varces (Isère), où se trouvait son régiment. Il s'agissait aussi d'une décision de sa famille.
La réaction du président de la République
Mercredi 22 avril, le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé qu'Anicet Girardin, un deuxième militaire français de la Finul touché dans la même embuscade, avait succombé à ses blessures. Selon Catherine Vautrin, le caporal-chef âgé de 31 ans, avait été blessé alors qu'« il portait secours à son chef d'élément qui venait de tomber ».
En conclusion, la mort du sergent-chef Florian Montorio et du caporal-chef Anicet Girardin soulève des questions importantes sur la sécurité des militaires français à l'étranger et sur les opérations militaires menées par la France. Les réactions et les annonces officielles à venir devraient apporter des éclaircissements sur les mesures à prendre pour prévenir de tels drames à l'avenir.