Les municipales à Nantes sont à l’approche, et la campagne est de plus en plus tendue. Selon nos confrères de Le Figaro, La France insoumise (LFI) a appelé Johanna Rolland, la maire socialiste sortante, à clarifier sa position et à former un « front antifasciste » pour le second tour du scrutin.
Cette demande intervient alors que les prévisions locales dessinent une triangulaire entre la majorité sortante, Foulques Chombart de Lauwe (Les Républicains) et William Aucant, candidat de LFI. Les Insoumis nantais demandent à l’élue de faire preuve de transparence vis-à-vis de ses électeurs, dans un texte qui ressemble à un ultimatum.
Ce qu'il faut retenir
- La France insoumise appelle Johanna Rolland à clarifier sa position et à former un « front antifasciste ».
- Les prévisions locales dessinent une triangulaire entre la majorité sortante, Foulques Chombart de Lauwe et William Aucant.
- Les Insoumis nantais demandent à l’élue de faire preuve de transparence vis-à-vis de ses électeurs.
- La maire de Nantes est numérot 2 du Parti socialiste et doit souscrire à la résolution du bureau national.
- La résolution du bureau national rejette tout accord national avec La France insoumise.
Le contexte
La campagne des municipales à Nantes est marquée par l’émergence du conseiller municipal Foulques Chombart de Lauwe, comme principal opposant à Johanna Rolland. Qualifié, à gauche, de représentant d’une « droite trumpiste », l’élu a su faire l’union avec l’opposition centriste de la cité des ducs.
Les différents sondages semblent également faire état d’une progression du vote Rassemblement national à Nantes, et ce malgré la discrétion du candidat nationaliste, Jean-Claude Hulot. La présence d’une liste menée par l’ex-député Renaissance Mounir Belhamiti, partisan d’un « barrage contre les extrêmes » inquiète également les prétendants à l’hôtel de ville.
Les enjeux
La maire de Nantes n’a toutefois pas la parole entièrement libre. Numéro 2 du Parti socialiste et bras droit d’Olivier Faure, l’élue est censée souscrire à la résolution du bureau national diffusée début mars. Le texte en question rejette tout accord national avec La France insoumise, « compte tenu de l’inquiétante dérive de la direction de ce mouvement », en particulier ceux de Jean-Luc Mélenchon, accusé de multiplier « les caricatures complotistes et propos antisémites intolérables ».
Est-ce un scénario envisageable à Nantes, ville vitrine de la social-écologie chère à Olivier Faure et Johanna Rolland ? Entre la piste improbable d’un désistement ou celle, politiquement sensible, d’un front commun avec La France insoumise, une union de circonstance avec l’ancien élu socialiste pourrait être envisagée comme un moindre mal par l’entourage de Johanna Rolland.
Les réactions
« Johanna Rolland veut-elle prendre le risque d’une bascule de Nantes dans la droite dure, ou assume-t-elle le rôle historique de notre camp politique de faire barrage à ces idées désastreuses pour les Nantaises et les Nantais ? », énonce ainsi l’appel insoumis, sous un air d’ultimatum.
La maire sortante, qui reste la favorite du scrutin, se retrouve en difficulté le soir du premier tour. Les électeurs potentiels de Johanna Rolland méritent de savoir si la candidate serait prête à assumer ses responsabilités ou non. Or, jusqu’à présent, elle se dérobe à cet impératif de transparence, selon un membre de l’état-major insoumis.
Les réactions et les prises de position restent attendues dans les prochains jours. La maire de Nantes devra-t-elle prendre position et clarifier sa stratégie pour le second tour ? Les Nantais attendent avec impatience les prochaines décisions de leur maire.
