Le peintre libanais Nabil Nahas expose cette année une œuvre majeure à la 61e édition de la Biennale internationale d’art contemporain de Venise, selon Le Monde. Son installation, intitulée « Spirales cosmiques », a été imaginée et conçue à Beyrouth, ville meurtrie par des années de conflit, avant d’être transportée jusqu’en Italie pour le prestigieux événement artistique.
Ce qu'il faut retenir
- Nabil Nahas, artiste libanais de renom, représente son pays à la 61e Biennale de Venise (2026).
- Son installation « Spirales cosmiques » a été conçue à Beyrouth et transportée jusqu’à Venise.
- L’œuvre s’inscrit dans une démarche méditative, en lien avec les tensions géopolitiques régionales.
- La Biennale de Venise, l’un des événements artistiques les plus importants au monde, se tient jusqu’au 24 novembre 2026.
Une œuvre née dans un contexte de crise
Nabil Nahas, né en 1949 à Beyrouth, est une figure majeure de l’art contemporain libanais. Son parcours artistique, marqué par des influences à la fois orientales et occidentales, s’est construit dans une ville où l’histoire et les conflits ont façonné les consciences. « Spirales cosmiques », son installation pour la Biennale, reflète cette quête de sens au cœur d’un environnement tourmenté. L’artiste a choisi de transposer à Venise une œuvre née des tensions qui traversent le Liban, offrant ainsi une méditation sur la résilience et la beauté dans l’adversité.
Selon les informations rapportées par Le Monde, l’installation s’inspire directement des paysages urbains de Beyrouth, où les cicatrices de la guerre se mêlent aux dynamiques de reconstruction. Nahas a travaillé pendant plusieurs mois sur ce projet, transformant des matériaux bruts en une composition visuelle puissante, à la fois géométrique et organique. Les spirales, motif central de l’œuvre, symbolisent à la fois le mouvement et la quête d’équilibre, des thèmes chers à l’artiste.
Une exposition sous le signe de la méditation
L’installation de Nabil Nahas s’inscrit dans une démarche contemplative, invitant les visiteurs à une expérience immersive. « Spirales cosmiques » se déploie dans un espace dédié, conçu pour favoriser la réflexion et l’introspection. L’artiste a expliqué, dans un entretien cité par Le Monde, que son objectif était de créer un « espace de silence » au cœur de l’effervescence de la Biennale. « Je veux que les spectateurs ressentent une forme de sérénité, même face à la complexité du monde », a-t-il précisé.
La Biennale de Venise, qui se tient tous les deux ans, est un rendez-vous incontournable pour les amateurs d’art du monde entier. Cette 61e édition, inaugurée le 20 avril 2026, met en avant des artistes venus de plus de 80 pays. Nahas, dont le travail a été exposé dans les plus grandes institutions — du MoMA à New York au Centre Pompidou à Paris —, représente le Liban pour la première fois dans ce cadre prestigieux. Son choix de traiter des spirales, formes universelles présentes dans la nature comme dans l’art, résonne particulièrement dans le contexte actuel.
Cette participation libanaise à la Biennale s’inscrit dans une volonté de redonner une visibilité internationale au pays, malgré les défis politiques et économiques qu’il traverse. Pour Nahas, cette exposition est aussi un hommage à la culture libanaise, souvent éclipsée par les crises. « L’art est un langage universel, et je crois qu’il peut aider à dépasser les divisions », a-t-il souligné auprès de Le Monde.
Alors que la Biennale de Venise attire chaque année des centaines de milliers de visiteurs, l’œuvre de Nabil Nahas pourrait marquer les esprits par son audace et sa profondeur. Son installation, à mi-chemin entre abstraction et symbolisme, offre une réponse artistique aux tourments de son pays, tout en s’inscrivant dans une réflexion plus large sur l’humanité.
La Biennale de Venise est un événement artistique international fondé en 1895. Elle se tient tous les deux ans et rassemble des expositions d’art contemporain, d’architecture et de cinéma. La 61e édition, en 2026, se déroule du 20 avril au 24 novembre.
Oui, l’artiste libanais a exposé dans des institutions prestigieuses comme le Museum of Modern Art (MoMA) à New York, le Centre Pompidou à Paris ou encore la Tate Modern à Londres.