L'OGC Nice aborde le barrage retour contre Saint-Étienne ce vendredi à l'Allianz-Riviera sans deux de ses joueurs, Hicham Boudaoui et Ali Abdi. Le premier est écarté pour raison médicale après un protocole commotion, tandis que le second, convoqué par la Tunisie pour la Coupe du monde 2026, a rejoint les Aigles de Carthage sans l'accord du club niçois. Cette situation, rapportée par RMC Sport, prive l'équipe de deux éléments essentiels alors que le match s'annonce décisif pour le maintien en Ligue 1.
Ce qu'il faut retenir
- Hicham Boudaoui (26 ans) est indisponible en raison d'un protocole commotion suite à un choc facial lors du match contre Monaco mardi dernier.
- Ali Abdi (32 ans), entré en jeu lors du barrage aller (0-0), a rejoint la sélection tunisienne pour préparer le Mondial 2026, malgré l'absence d'autorisation de l'OGCN.
- L'OGC Nice invoque un point de règlement Fifa selon lequel les listes de convocations pour la Coupe du monde doivent être communiquées aux clubs au moins 15 jours avant le 25 mai, soit avant le 10 mai. Les convocations tardives de la Tunisie et de l'Algérie n'obligent donc pas le club à libérer ses internationaux.
- Ali Abdi devrait écoper d'une sanction disciplinaire pour avoir rejoint son équipe nationale sans l'aval de son club.
- Le match retour Nice-Saint-Étienne est programmé ce vendredi 28 mai 2026 à 20h45 à l'Allianz-Riviera.
Deux absences majeures pour l'OGC Nice
L'OGC Nice, 16e de Ligue 1, doit impérativement obtenir un résultat positif face à Saint-Étienne lors de ce barrage retour pour espérer conserver sa place dans l'élite. Pourtant, le club niçois sera privé de deux joueurs clés pour ce match décisif. Hicham Boudaoui, milieu de terrain algérien de 26 ans, a été victime d'un choc violent au visage lors de la rencontre contre Monaco en Ligue 1, mardi 23 mai. Selon le protocole médical en vigueur, il doit observer une période de repos strict et ne pourra donc pas participer au match retour, malgré son absence de symptômes graves.
La situation d'Ali Abdi, lui, relève davantage d'un cas de conflit entre les dates internationales et les impératifs club. Convoqué par la Tunisie pour préparer la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, le latéral tunisien de 32 ans a choisi de rejoindre sa sélection sans l'accord préalable de l'OGCN. Un choix qui s'explique par la pression exercée par sa fédération, comme le rapporte la presse tunisienne ces derniers jours. Entré en jeu lors du barrage aller à Geoffroy-Guichard, Abdi a quitté Nice sans autorisation, ce qui place le club dans une position délicate.
Un conflit de calendrier exploité par les règles Fifa
Le calendrier dense du football moderne, marqué par les dates internationales et les échéances en club, crée régulièrement des tensions entre les clubs et les fédérations. Dans le cas précis de l'OGC Nice, le club s'appuie sur un règlement Fifa précis pour justifier son refus de libérer Ali Abdi. Selon ce texte, les fédérations nationales doivent transmettre leurs listes de convocations aux clubs au moins 15 jours avant le 25 mai, date limite pour les inscriptions définitives en Coupe du monde. Or, les convocations tunisiennes et algériennes ont été communiquées après cette échéance, ce qui permet à Nice de considérer que ses internationaux ne sont pas tenus de rejoindre leur sélection.
Cette interprétation juridique, bien que contestée par certaines fédérations, offre à l'OGCN un argument solide pour sanctionner Ali Abdi. Le club a d'ailleurs confirmé qu'une procédure disciplinaire serait engagée à son encontre pour avoir rejoint la Tunisie sans autorisation. Une décision qui pourrait avoir des répercussions sur son avenir au sein du club niçois, d'autant plus que son contrat arrive à échéance en juin 2026.
Un barrage décisif sous haute tension
Le match retour contre Saint-Étienne s'annonce donc sous le signe de l'incertitude, avec une équipe niçoise privée de deux de ses cadres. Le match aller, disputé à Geoffroy-Guichard, s'est soldé par un score nul et vierge (0-0), offrant un avantage théorique à Nice avant ce retour à l'Allianz-Riviera. Cependant, l'absence de Boudaoui et la possible sanction contre Abdi pourraient déséquilibrer une équipe déjà en difficulté en défense cette saison.
Côté stéphanois, les Verts, 17e de Ligue 1, abordent ce match avec l'objectif inverse : éviter la relégation. Leur effectif, moins touché par les convocations internationales, pourrait profiter de ces absences pour tenter de renverser la tendance. Le club niçois, lui, devra compenser ces départs par des solutions internes ou des recrutements d'urgence, alors que le mercato est déjà clos pour cette saison.
Le Mondial 2026, un casse-tête persistant pour les clubs européens
Cette affaire illustre une fois de plus les tensions récurrentes entre les calendriers des compétitions internationales et les championnats nationaux. Avec la Coupe du monde 2026 qui s'étendra sur plus d'un mois aux États-Unis, au Canada et au Mexique, les clubs européens craignent de voir leurs effectifs réduits pendant une période cruciale. La Fifa a déjà annoncé des mesures pour limiter ces perturbations, comme l'interdiction de convoquer des joueurs ayant disputé moins de 45 minutes de match dans les 72 heures précédant une rencontre de championnat.
Pour les clubs de Ligue 1, qui luttent pour leur maintien ou pour une qualification européenne, ces absences forcées peuvent s'avérer fatales. L'OGC Nice en fait les frais aujourd'hui, mais d'autres clubs pourraient être confrontés à des situations similaires dans les semaines à venir. La question de la protection des intérêts des clubs lors des dates internationales reste donc entière, malgré les efforts de régulation de la Fifa.
D'après RMC Sport, Ali Abdi pourrait être sanctionné disciplinairement par son club, avec une suspension pouvant aller jusqu'à plusieurs matchs. La procédure pourrait également entraîner une résiliation de son contrat, bien que cela reste à confirmer. Le club niçois a d'ores et déjà indiqué qu'il engagerait des poursuites disciplinaires.
Le club s'appuie sur un règlement de la Fifa qui impose aux fédérations de transmettre leurs listes de convocations aux clubs au moins 15 jours avant le 25 mai 2026. Or, les convocations tunisiennes ont été communiquées après cette date, ce qui, selon Nice, ne contraint pas le club à libérer son joueur. Cette interprétation juridique permet à l'OGCN de considérer qu'Ali Abdi n'est pas en droit de quitter le club pour rejoindre sa sélection.