Des habitants de la zone résidentielle située à proximité de l’aérodrome de Niort (Deux-Sèvres) demandent aux pilotes de ne plus survoler leurs maisons, dénonçant des nuisances sonores et environnementales répétées. « On demande juste du respect », résume un porte-parole de cette mobilisation, comme le rapporte Ouest France.

Ce qu'il faut retenir

  • L’aérodrome de Niort, situé en zone urbaine, est au cœur d’un conflit entre riverains et usagers aériens.
  • Les habitants dénoncent des nuisances sonores et environnementales liées aux survols fréquents de l’aérodrome.
  • Ils réclament un contournement strict de leurs habitations par les pilotes.
  • Thibault Hébrard, adjoint référent à la Ville de Niort, a été sollicité pour répondre à leurs revendications.
  • La question des règles de survol et de leur application est au cœur du débat.

Une mobilisation née de l’exaspération des riverains

Les habitants des quartiers proches de l’aérodrome de Niort, en Deux-Sèvres, expriment depuis plusieurs mois leur mécontentement face aux survols répétés des appareils. « On en a marre d’être traités comme des citoyens de seconde zone », confie un riverain sous couvert d’anonymat. Les nuisances, tant sonores que liées à la pollution atmosphérique, affectent leur qualité de vie, selon eux. « Les avions passent à basse altitude, parfois plusieurs fois par jour », précise un autre habitant, soulignant l’impact sur le quotidien des familles.

Les revendications : un contournement strict des habitations

Face à cette situation, les riverains exigent une modification des trajectoires de vol afin d’éviter au maximum les zones résidentielles. Leur demande est claire : un contournement strict des maisons lors des décollages et atterrissages. « Nous ne voulons pas interdire l’aérodrome, simplement qu’on respecte notre droit à la tranquillité », a déclaré l’un des porte-parole du collectif, lors d’une réunion publique organisée en juin 2026. Les habitants évoquent aussi des perturbations liées aux basses altitudes, qui génèrent des vibrations et une gêne constante.

La réponse de la municipalité : Thibault Hébrard, adjoint référent, interpellé

Face à cette mobilisation, Thibault Hébrard, adjoint au maire de Niort en charge des questions relatives à l’aérodrome, a été sollicité pour apporter des éléments de réponse. Selon Ouest France, il a indiqué que la Ville était consciente des enjeux et qu’elle travaillait à trouver un équilibre entre les activités de l’aérodrome et le bien-être des riverains. « Nous étudions les solutions possibles pour limiter l’impact des survols », a-t-il précisé, sans pour autant s’engager sur un calendrier précis. L’élu a rappelé que l’aérodrome jouait un rôle économique et sportif important pour la région.

Le contexte : un aérodrome en zone urbaine

L’aérodrome de Niort, situé en plein cœur d’une zone urbaine, est l’un des plus actifs de Nouvelle-Aquitaine. Il accueille aussi bien des vols privés que des activités de loisirs aériens, ainsi que des écoles de pilotage. Pourtant, son implantation en pleine ville pose question depuis des années. Les riverains dénoncent un manque de concertation dans la gestion des trajectoires de vol, qui n’auraient pas été revues depuis des décennies. « Les règles datent d’une époque où la ville n’était pas aussi densément peuplée », rappelle un habitant, soulignant l’urgence d’une mise à jour.

Et maintenant ?

La situation devrait faire l’objet d’échanges entre la municipalité, les associations de riverains et les responsables de l’aérodrome dans les prochains mois. Une réunion de travail est prévue pour le 15 septembre 2026, où pourraient être évoquées des mesures concrètes, comme l’ajustement des trajectoires ou la mise en place de zones tampons. Reste à savoir si ces discussions aboutiront à un compromis acceptable pour toutes les parties.

En attendant, les riverains maintiennent la pression, prêts à saisir les recours administratifs si leurs demandes ne sont pas prises en compte. « On ne lâchera rien », a prévenu un membre du collectif, tandis que la municipalité appelle au calme en attendant les résultats des études en cours.