Le Musée royal de l’Afrique centrale, à Tervuren en Belgique, est le théâtre d'une bataille économique et symbolique concernant les archives coloniales belges. L'entreprise minière américaine KoBold Metals, avec des investisseurs tels que Bill Gates, Jeff Bezos et Michael Bloomberg, souhaite numériser et exploiter des millions d’archives de données géologiques conservées au musée. Cependant, l'État belge s'oppose à cette initiative et prévoit de gérer lui-même la numérisation de ces archives.
Cette situation survient dans un contexte où la République démocratique du Congo (RDC) et les États-Unis se rapprochent stratégiquement autour des ressources minières du pays africain, riches en cuivre, cobalt et lithium. Ces ressources suscitent un vif intérêt, notamment de la part des États-Unis, engendrant une bataille complexe mêlant considérations économiques, géopolitiques et historiques.
Cette affaire trouve ses racines dans la période coloniale, lorsque le Congo était sous la domination belge et que ses ressources étaient exploitées par le roi Léopold II entre 1885 et 1908. Les archives en question, datant du début du XXe siècle, revêtent une importance cruciale pour la cartographie géologique de la région.
Les enjeux de cette querelle autour des archives coloniales belges soulignent les tensions et intérêts divergents des acteurs impliqués, mettant en lumière les luttes pour le contrôle des ressources minières en RDC et les implications historiques de cette exploitation.
