Malgré les multiples propositions de trêve pascale formulées par Kiev, les frappes russes se sont poursuivies tout au long du week-end du 5 et 6 avril 2026 sur l’ensemble du territoire ukrainien, selon RFI. Une intensification des bombardements qui survient alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky multiplie les déplacements diplomatiques pour maintenir l’Ukraine au cœur des discussions internationales.
Ce qu'il faut retenir
- Les frappes russes ont repris malgré les appels à une trêve pascale lancés par Kiev du 5 au 6 avril 2026.
- Volodymyr Zelensky poursuit une tournée diplomatique pour assurer le soutien international à l’Ukraine.
- Les attaques ont visé plusieurs régions du pays, sans qu’aucun bilan humain immédiat ne soit communiqué.
Des frappes ininterrompues malgré les appels au calme
Alors que les autorités ukrainiennes avaient sollicité une pause dans les hostilités pour la période pascale, les frappes russes n’ont pas cessé. Selon RFI, les bombardements ont touché des zones civiles et militaires à travers l’Ukraine, notamment dans les régions de Donetsk, Kharkiv et Dnipropetrovsk. Les autorités locales n’ont pas encore publié de bilan précis des victimes, mais des sources locales évoquent des dégâts matériels importants et des perturbations dans les infrastructures énergétiques.
Cette escalade survient alors que la Russie intensifie ses opérations militaires depuis le début de l’année, avec des frappes ciblant particulièrement les capacités industrielles et logistiques de l’Ukraine. Les analystes soulignent que Moscou cherche à affaiblir la résistance ukrainienne avant l’arrivée de l’été, période traditionnellement marquée par une intensification des combats.
Zelensky en quête de soutien international
Alors que les bombardements se poursuivent, le président ukrainien Volodymyr Zelensky poursuit une tournée diplomatique en Europe et en Amérique du Nord pour mobiliser les partenaires internationaux. RFI rappelle que cette démarche s’inscrit dans un contexte où l’aide militaire occidentale, bien que toujours significative, montre des signes de ralentissement. Plusieurs pays européens ont récemment réduit leurs engagements financiers ou logistiques, invoquant des contraintes budgétaires ou des priorités internes.
Lors de son allocution à Varsovie ce week-end, Zelensky a réitéré son appel à un renforcement des sanctions contre Moscou et à une accélération des livraisons d’armes. « La paix ne viendra que par la force », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par plusieurs médias européens. Il a également mis en garde contre une « fatigue de la guerre » en Occident, qui pourrait affaiblir la position ukrainienne face à Moscou.
Un bilan économique lourd pour la Russie
Les frappes ukrainiennes, bien que moins médiatisées que les offensives russes, continuent de frapper l’économie russe, déjà sous pression en raison des sanctions internationales. Selon des experts consultés par RFI, les attaques sur les infrastructures pétrolières et gazières russes ont coûté des centaines de millions de dollars en pertes de production et en réparations. Les compagnies russes comme Gazprom ou Rosneft ont dû revoir à la baisse leurs prévisions de revenus pour 2026, en raison des perturbations répétées.
Par ailleurs, les analystes soulignent que les frappes sur les réseaux ferroviaires et logistiques compliquent les approvisionnements militaires russes, déjà affectés par les sanctions occidentales. Ces difficultés pourraient, à terme, limiter la capacité de Moscou à maintenir son effort de guerre sur le long terme.
Cette escalade des violences survient alors que les négociations de paix restent au point mort, malgré les appels répétés de l’ONU et de l’Union européenne. Pour l’instant, aucune perspective de cessez-le-feu n’est en vue, et les deux camps semblent déterminés à poursuivre une guerre d’usure.
Selon RFI, les régions de Donetsk, Kharkiv et Dnipropetrovsk ont été particulièrement visées par les bombardements russes du 5 au 6 avril 2026. Ces zones, déjà fortement affectées par près de deux ans de guerre, subissent des dégâts matériels importants, notamment sur les infrastructures énergétiques et logistiques.
