Onze pompiers ont été blessés, dont deux hospitalisés, après avoir été soufflés par une explosion survenue lors d’un incendie dans une usine de fabrication de caves à vins à Voglans, en Savoie, mercredi 27 mai en soirée. Selon Franceinfo – Faits divers, l’explosion a détruit quelque 600 mètres carrés du bâtiment et projeté des tôles à plusieurs mètres de distance.

L’incendie s’est déclaré vers 20 heures dans une zone industrielle de cette commune située en périphérie de Chambéry. Les secours ont été immédiatement mobilisés sur place, mais l’intervention a été marquée par une violente explosion, causée par la présence de bouteilles de gaz, notamment d’acétylène, sur le site. « C’est le blast de la bouteille d’acétylène qui a explosé et qui a projeté tous mes collègues au sol. Ce qui a engendré 11 sapeurs-pompiers blessés en urgence relative, et un sapeur-pompier blessé en urgence absolue », a déclaré le lieutenant Laurent Noireault, commandant des opérations de secours.

Ce qu'il faut retenir

  • Onze pompiers blessés, dont deux hospitalisés, après une explosion survenue lors d’un incendie à Voglans (Savoie), mercredi 27 mai en soirée
  • L’explosion a détruit 600 mètres carrés du bâtiment et blessé onze sapeurs-pompiers, dont un en urgence absolue
  • Le sinistre s’est déclaré vers 20 heures dans une usine de fabrication de caves à vins, dont les 17 employés sont au chômage technique
  • La présence de bouteilles de gaz, dont de l’acétylène, a aggravé la situation et provoqué l’explosion
  • Une entreprise spécialisée intervient pour évacuer les bouteilles restantes avant la poursuite des opérations

Un incendie spectaculaire et une explosion aux conséquences immédiates

L’incendie s’est propagé rapidement dans l’usine spécialisée dans la fabrication de caves à vins, située en périphérie de Chambéry. Les flammes ont endommagé une partie du toit, tandis que la porte du bâtiment a été soufflée sous la violence de l’explosion. Les débris de tôle ont été projetés à plusieurs mètres, témoignant de la puissance du blast. D’après les premiers constats, l’explosion serait directement liée à la présence de bouteilles de gaz stockées sur le site, un élément confirmé par les secours sur place.

Le lieutenant Laurent Noireault a détaillé les circonstances de l’accident lors d’une intervention télévisée. « Ce qui a engendré 11 sapeurs-pompiers blessés en urgence relative, et un sapeur-pompier blessé en urgence absolue », a-t-il expliqué. Les victimes, prises en charge par les équipes médicales, ont subi des brûlures et des traumatismes liés à la projection violente. À ce stade, les autorités n’ont pas encore déterminé l’origine exacte du départ de feu, une enquête étant en cours pour en établir les causes.

Une entreprise paralysée et des employés en chômage technique

L’usine sinistrée emploie dix-sept personnes, désormais en chômage technique en attendant la fin des opérations de secours et l’évaluation des dégâts. Éric Jacquot, dirigeant de l’entreprise Friax Industrie, a fait part des difficultés rencontrées par les équipes sur place. « On a des bouteilles, il faut qu’on trouve comment les évacuer, on ne sait pas leur dangerosité. Une fois qu’on aura évacué, les pompiers vont nous laisser réintégrer le bâtiment », a-t-il expliqué.

Une dizaine de pompiers restent en surveillance autour du site pour sécuriser la zone en attendant l’intervention d’une entreprise spécialisée chargée d’évacuer les bouteilles de gaz restantes. Ces bouteilles, dont certaines pourraient contenir de l’acétylène, représentent un risque majeur en raison de leur instabilité potentielle après l’incendie. Leur retrait doit impérativement précéder toute tentative de réintégration du bâtiment ou de reprise des activités.

Une intervention complexe et des risques persistants

Les opérations de secours ont nécessité la mobilisation de moyens importants, avec une coordination entre les pompiers, les services de sécurité et les entreprises spécialisées. La priorité reste désormais l’évacuation des bouteilles de gaz, une tâche délicate compte tenu des risques d’explosion résiduels. Les autorités locales ont appelé à la prudence et ont demandé aux riverains de respecter les consignes de sécurité, notamment en évitant de s’approcher de la zone sinistrée.

Les dégâts matériels sont estimés à plusieurs centaines de milliers d’euros, mais aucune victime civile n’est à déplorer. L’enquête technique, menée par les forces de l’ordre et les experts en incendie, devrait permettre de déterminer si l’incendie est d’origine accidentelle ou criminelle. Dans l’immédiat, les activités de l’entreprise restent suspendues jusqu’à la fin des opérations de sécurisation.

Et maintenant ?

L’évacuation complète des bouteilles de gaz devrait intervenir d’ici jeudi 28 mai en fin de journée, selon les prévisions des secours. Une fois cette opération achevée, les pompiers pourront procéder à une évaluation plus précise des dégâts et déterminer si le site est accessible. Les employés de l’entreprise devraient quant à eux reprendre progressivement leurs activités, une fois les autorisations délivrées par les autorités compétentes. La reprise des opérations industrielles dépendra des conclusions de l’enquête en cours et des travaux de réparation nécessaires.

Pour l’heure, aucune date n’a été avancée pour une réouverture partielle ou totale de l’usine. Les investigations se poursuivent afin d’établir les causes exactes de l’incendie et de l’explosion. Les résultats de ces analyses seront déterminants pour les suites à donner, qu’il s’agisse de sanctions, de modifications des protocoles de sécurité ou de mesures préventives supplémentaires.

Une fois les bouteilles évacuées, les pompiers procéderont à une inspection approfondie du site pour évaluer l’état des structures et déterminer si le bâtiment peut être réintégré en toute sécurité. Les experts en incendie mèneront ensuite une enquête pour établir les causes exactes du sinistre.

La reprise des activités dépendra des conclusions de l’enquête et des éventuels travaux de réparation à engager. Une réouverture partielle ou totale ne pourra intervenir qu’après validation par les autorités compétentes et sous réserve que toutes les mesures de sécurité aient été respectées.