Selon Le Figaro, l'entreprise Oracle a procédé à une vague de licenciements d'ampleur ce mardi 31 mars. Les salariés ont découvert que leur poste avait été supprimé par un e-mail laconique.

Ce qu'il faut retenir

  • Oracle a licencié près de 10 000 salariés dans une vague de réduction de personnel.
  • Les salariés ont été informés par un e-mail laconique qui indiquait que leur poste avait été supprimé.
  • L'entreprise justifie ces départs par « les besoins actuels de l'entreprise ».
  • Les employés congédiés ont été proposé une indemnité de départ équivalente à un mois de salaire.
  • Les réductions d'effectifs concernent les départements Oracle Health, Ventes, Cloud, Customer Success et NetSuite.

L'entreprise du milliardaire Larry Ellison a procédé à une vague de licenciements d'ampleur ce mardi 31 mars. Les salariés ont découvert que leur poste avait été supprimé par un e-mail laconique.

Selon un employé interrogé par la BBC, la vague de réduction de personnel toucherait près de 10 000 personnes. Cela représente environ 6 % de la main-d'œuvre totale de l'entreprise.

Le message adressé aux licenciés, révélé par Business Insider, laisse aucune place à l'ambiguïté. « Après un examen attentif des besoins actuels d'Oracle, nous avons pris la décision de supprimer votre poste dans le cadre d'une réorganisation plus large. Par conséquent, aujourd'hui est votre dernier jour de travail », peut-on y lire.

Les employés congédiés ont été informés que leur accès aux outils informatiques, à leur messagerie et à leurs fichiers serait désactivé dans les heures suivantes. Ils se sont, par ailleurs, vu proposer une indemnité de départ équivalente à un mois de salaire, selon la BBC.

D'après des publications LinkedIn d'employés remerciés, les réductions d'effectifs concernent les départements Oracle Health, Ventes, Cloud, Customer Success et NetSuite. Michael Shepard, cadre supérieur non touché par le plan, a précisé sur LinkedIn que des « ingénieurs seniors, architectes, responsables opérationnels, chefs de programme et spécialistes techniques » figuraient parmi les licenciés.

Il a insisté sur le fait que cette « coupe significative des effectifs » n'était pas liée à la performance individuelle. « Les personnes concernées n'ont pas été licenciées en raison de ce qu'elles ont fait ou n'ont pas fait (...) Ceci est la fin d'un chapitre, pas votre histoire », a-t-il ajouté.

Sollicité par la presse américaine, Oracle se refuse pour l'heure à tout commentaire.

Et maintenant ?

Oracle va-t-il poursuivre sa stratégie de réduction de personnel pour se concentrer sur l'intelligence artificielle ? Les employés congédiés pourront-ils trouver un nouveau poste dans l'entreprise ou devront-ils chercher un emploi ailleurs ?

Oracle est par ailleurs partenaire du projet Stargate, une initiative à 500 milliards de dollars lancée aux côtés d'OpenAI, de SoftBank et de MGX, un fonds d'investissement soutenu par le président Donald Trump, destinée à développer les capacités de centres de données aux États-Unis.

En interne, l'IA transforme déjà les méthodes de travail. « L'utilisation d'outils de codage par IA au sein d'Oracle permet à des équipes d'ingénieurs plus réduites de fournir des solutions plus complètes à nos clients, plus rapidement », déclarait Mike Sicilia, co-directeur général d'Oracle, en début de mois.

En attendant, la Bourse de Wall Street a réagi favorablement. L'action Oracle a ainsi progressé de 2,5 % mardi à la mi-journée, une éclaircie pour un titre qui a perdu plus de 27 % depuis le début de l'année, note Forbes.

Oracle n'est pas un cas isolé. Ces licenciements s'inscrivent dans une tendance du secteur de la tech aux États-Unis. En janvier, Amazon avait annoncé la suppression de 16 000 postes. La conséquence d'une nouvelle stratégie consistant à « réduire les niveaux hiérarchiques et à supprimer la bureaucratie ». Tandis qu'on apprenait encore la semaine dernière que Meta songeait à licencier au moins 20 % de ses effectifs. La maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp - qui emploie 79 000 personnes dans le monde - chercherait à compenser l'augmentation de ses investissements en IA et à se préparer aux changements d'organisation apportés par les assistants conversationnels.