Alors que la date butoir pour finaliser les dossiers de candidature sur Parcoursup approche, le numéro vert de l’Onisep connaît un pic d’appels sans précédent, selon Le Monde. Les élèves de terminale et les étudiants en réorientation doivent déposer l’ensemble des pièces requises – bulletins scolaires, lettres de motivation et autres documents – avant minuit ce mercredi 1er avril. Cette échéance marque la fin de la phase principale des vœux, avant l’ouverture de la phase complémentaire prévue le 11 juin, qui permettra de postuler aux formations disposant encore de places vacantes.
Ce qu'il faut retenir
- Le numéro vert Parcoursup (0 800 400 070) est particulièrement sollicité en cette période de clôture des vœux, avec une extension de ses horaires entre le 30 mars et le 1er avril.
- En 2025, 120 000 candidats (soit 12 % des inscrits) ont utilisé ce service gratuit, totalisant 306 000 appels.
- Les lycéens représentent la majorité des appelants (50 %), suivis des étudiants en réorientation (20 %) et des jeunes non scolarisés (6,5 %).
- Le service offre une « réassurance » via un accompagnement humain, comme l’explique la directrice de l’Onisep, Aude Lehanneur.
- Les formations très demandées, comme les instituts de formation en soins infirmiers (IFSI), risquent de ne plus avoir de places disponibles lors de la phase complémentaire.
Un service d’accompagnement humain en tension
À Amiens, où se trouve l’un des centres d’appel de l’Onisep, chaque conseiller traite jusqu’à une centaine d’appels par jour. Le numéro vert, gratuit et accessible depuis le 30 mars, fonctionne désormais de 10 heures à 20 heures, soit quatre heures supplémentaires par rapport à son horario classique. Les appels concernent principalement des vérifications de dates, des confirmations de bonnes pratiques ou des questions sur le remplissage des dossiers. « Le numéro vert, c’est de la réassurance d’une information qui existe déjà, mais ici, on l’obtient par un service labellisé et une voix humaine, ça n’a pas de prix », explique Aude Lehanneur, directrice du département accompagnement personnalisé de l’Onisep.
Les conseillers doivent souvent rappeler aux candidats les échéances clés, comme la date limite du 12 mars pour déposer les vœux initiaux. Certains cas, comme celui d’une lycéenne qui a manqué cette date pour un institut de formation en soins infirmiers, illustrent les limites du système. « Il lui sera difficile d’être candidate lors de la phase complémentaire, car cette formation est très demandée », souligne Thomas Dély, conseiller de la hotline, cité par Le Monde.
Des profils variés parmi les appelants
Le service de l’Onisep ne s’adresse pas uniquement aux lycéens. En 2025, les données montrent que 20 % des appelants étaient des étudiants en réorientation, tandis que 6,5 % étaient des jeunes non scolarisés. Les adultes en reprise d’études et les psychologues de l’Éducation nationale représentent également une part significative des demandes. Ce profil diversifié reflète la complexité croissante de l’accès à l’enseignement supérieur, où les parcours de formation sont de plus en plus personnalisés et exigeants.
Les conseillers doivent adapter leur discours à chaque situation. Pour les lycéens, l’enjeu est souvent de clarifier les attentes des formations visées. Pour les adultes en reprise d’études, il s’agit parfois de les orienter vers des dispositifs spécifiques, comme les formations continues ou les dispositifs de validation des acquis de l’expérience (VAE). « Quand ils sont assurés d’avoir compris toute la procédure, qui s’étend de janvier à septembre, les candidats peuvent vraiment se projeter dans les formations », précise Aude Lehanneur.
Une procédure Parcoursup sous haute surveillance
La clôture des vœux principaux intervient dans un contexte où la plateforme Parcoursup, gérée par le ministère de l’Enseignement supérieur, est sous surveillance accrue. Les candidats doivent fournir l’intégralité des documents demandés par les formations, sous peine de voir leur dossier rejeté. Parmi les pièces obligatoires figurent les bulletins de notes des deux dernières années, les relevés de notes du baccalauréat pour les bacheliers, et les lettres de motivation ou de projet de formation motivé. Certaines formations, comme les écoles d’ingénieurs ou les filières médicales, imposent des critères supplémentaires, comme des épreuves écrites ou orales.
Pour les formations très sélectives, comme les IFSI ou les écoles de commerce post-bac, les places disponibles lors de la phase complémentaire seront limitées. Les candidats dont les vœux n’ont pas abouti doivent donc se préparer à une compétition accrue pour les quelques places restantes. « Les formations comme les IFSI sont souvent saturées, et les places vacantes se font rares », rappelle un conseiller de l’Onisep.
Cette période de clôture marque un moment charnière pour des dizaines de milliers de jeunes et d’adultes en reprise d’études. Le recours au numéro vert de l’Onisep illustre une tendance de fond : la recherche d’un accompagnement humain dans un système de plus en plus numérique. Reste à voir si cette demande sera satisfaite dans les délais impartis, alors que les centres d’appel restent sous pression jusqu’à la dernière minute.
Les candidats ayant manqué la date du 12 mars pour leurs vœux initiaux ne pourront pas postuler aux mêmes formations lors de la phase principale. Ils devront se tourner vers la phase complémentaire, qui débutera le 11 juin, pour tenter d’obtenir une place dans une formation disposant encore de places vacantes. Certaines formations, très demandées comme les instituts de formation en soins infirmiers (IFSI), risquent d’être saturées dès le début de cette phase.
Non, une fois la date du 1er avril passée, il ne sera plus possible de modifier son dossier de candidature sur Parcoursup. En revanche, il sera toujours possible de consulter les réponses des établissements et de répondre aux propositions d’admission jusqu’à la fin du processus, en septembre.
