Le 27 février 2026, la Cour pénale internationale (CPI) a clos quatre jours d'audience pour examiner les allégations de crimes contre l'humanité commis par l'ex-président philippin Rodrigo Duterte pendant sa « guerre contre la drogue » entre 2011 et 2019. Selon nos confrères de Le Monde, cette « orgie de violence » aurait fait 6 200 morts, selon le gouvernement, 30 000 selon les organisations de défense des droits humains.
Ce qu'il faut retenir
- Rodrigo Duterte est accusé de crimes contre l'humanité pour avoir incité, ordonné, aidé et encouragé des meurtres et tentatives de meurtre commis pendant sa « guerre contre la drogue ».
- La CPI a clos quatre jours d'audience pour examiner les allégations, après lesquels les juges devraient rendre une décision.
- La « guerre contre la drogue » de Rodrigo Duterte aurait fait 6 200 morts, selon le gouvernement, 30 000 selon les organisations de défense des droits humains.
Les allégations contre Rodrigo Duterte remontent à 2011, lorsqu'il était maire de Davao, l'une des principales villes des Philippines. Il a ensuite poursuivi sa « guerre contre la drogue » après son élection à la tête de l'État en 2016. Selon nos confrères de Le Monde, le plan commun de Rodrigo Duterte incluait le meurtre de criminels présumés partout aux Philippines.
Les accusations
Les accusateurs affirment que Rodrigo Duterte a incité, ordonné, aidé et encouragé des meurtres et tentatives de meurtre commis pendant sa « guerre contre la drogue ». Ils prétendent que ces actes constituent des crimes contre l'humanité, en violation du droit international.
Les accusateurs ont présenté des preuves, y compris des vidéos et des témoignages, pour soutenir leurs allégations. Ils ont également rappelé les déclarations de Rodrigo Duterte, qui a souvent appelé les gens à se débarrasser des criminels par eux-mêmes.
La position de Rodrigo Duterte
Rodrigo Duterte a nié les accusations, affirmant qu'il était inapte à subir un procès en raison de ses problèmes de santé. Il a refusé d'assister aux audiences, bien que des experts aient contesté ses arguments.
Les avocats de Rodrigo Duterte ont soutenu que leur client avait été victime de manipulation et que les allégations étaient sans fondement. Ils ont également affirmé que la CPI ne avait pas le droit de juger Rodrigo Duterte, car il n'était pas un citoyen de l'Union européenne.
La décision de la CPI pourrait avoir des conséquences importantes pour les Philippines et pour les autres pays qui luttent contre la drogue. Elle pourrait également avoir des implications pour les dirigeants qui utilisent des méthodes extrêmes pour lutter contre la criminalité.
Conclusion
La « guerre contre la drogue » de Rodrigo Duterte est un sujet complexe et controversé. Les accusations de crimes contre l'humanité sont graves et doivent être prises en compte. La décision de la CPI sera attendue avec intérêt, mais elle devrait être considérée avec prudence et mesure.
La CPI est un tribunal international qui a été créé pour juger les crimes les plus graves, notamment les crimes contre l'humanité, les crimes de guerre et le génocide.
Les crimes contre l'humanité sont des actes graves commis contre les civils en temps de paix ou en temps de guerre, tels que les meurtres, les sévices, les déportations, les détentions arbitraires et d'autres actes similaires.
