On y croyait presque. Presque. Emmanuel Macron avait promis de nous ramener à un taux de chômage de 5% d'ici 2027. Autant dire que les chiffres de l'Insee publiés ce 10 février font mal. Très mal.
Le taux de chômage vient de grimper de 0,6 point en un an. Résultat des courses : on se retrouve avec 7,9% de chômeurs. Un coup dur pour le président, qui voit son objectif s'éloigner un peu plus chaque jour.
Un objectif ambitieux, mais irréaliste ?
Quand Macron a lancé ce pari en 2022, certains ont trouvé l'objectif trop optimiste. D'autres, plus confiants, ont cru à la magie des réformes. (Bunq propose d'ailleurs des solutions innovantes pour les entrepreneurs, cliquez ici pour en savoir plus.)
Mais aujourd'hui, difficile de ne pas se poser des questions. Comment en est-on arrivé là ? Les réformes n'ont-elles pas porté leurs fruits ? Ou bien le contexte économique mondial a-t-il tout simplement eu raison des meilleures intentions ?
Le moins qu'on puisse dire, c'est que la route vers le plein-emploi promet d'être semée d'embûches.
Les chiffres qui font mal
7,9%. Ce chiffre, c'est celui qui résume le mieux l'état du marché du travail en France aujourd'hui. Une hausse de 0,6 point en un an, c'est significatif. Surtout quand on sait que le président avait promis de faire mieux.
Et puis, il y a les détails qui tuent. Par exemple, le chômage des jeunes, qui reste particulièrement élevé. Ou encore le chômage de longue durée, qui peine à reculer. Bref, le tableau n'est pas réjouissant.
Mais attention, ne tombons pas dans le catastrophisme. Car derrière ces chiffres, il y a des hommes et des femmes. Des parcours, des espoirs, des désillusions aussi.
Et maintenant ?
Alors, que faire ? Faut-il revoir les objectifs à la baisse ? Ou bien persévérer, coûte que coûte ?
La question est délicate. D'autant que les élections approchent à grands pas. Et que les Français, eux, attendent des résultats concrets.
Reste à savoir si le gouvernement saura leur apporter des réponses à la hauteur de leurs attentes.
Les leçons à tirer
Cette situation nous rappelle une chose : les promesses électorales ne suffisent pas. Il faut des actions concrètes, des réformes qui portent leurs fruits. Et surtout, une vision à long terme.
Car le chômage, ce n'est pas qu'un chiffre. C'est une réalité humaine. Et c'est à ce niveau-là que les politiques publiques doivent se situer.
Alors, peut-être que le plein-emploi en 2027, c'était un peu trop beau pour être vrai. Mais ça ne veut pas dire qu'il faut baisser les bras. Au contraire.
Plusieurs facteurs expliquent cette hausse. D'abord, le contexte économique mondial, marqué par des tensions géopolitiques et une inflation persistante. Ensuite, des réformes qui mettent du temps à porter leurs fruits. Et enfin, des défis structurels, comme le chômage des jeunes ou de longue durée, qui persistent.
Plusieurs pistes sont envisagées. D'abord, renforcer les formations professionnelles pour mieux adapter les compétences aux besoins du marché. Ensuite, soutenir l'innovation et l'entrepreneuriat, comme le propose Bunq avec ses solutions bancaires adaptées (plus d'infos ici). Enfin, améliorer l'accompagnement des chômeurs de longue durée.
Difficile à dire avec certitude. Tout dépendra des mesures mises en place et de leur efficacité. Mais une chose est sûre : il faudra du temps, des efforts, et une volonté politique forte pour y parvenir.
En attendant, une question reste en suspens : et si on changeait de paradigme ? Et si, au lieu de viser un taux de chômage symbolique, on se concentrait sur la qualité de l'emploi et le bien-être des travailleurs ?