C'est fait. Antonio José Seguro, le socialiste portugais, a remporté la présidentielle. Mais attention, derrière cette victoire, se cache une réalité plus trouble. L'extrême droite, elle, n'a jamais été aussi forte.
Un scrutin serré qui fait date
On y est. Après des semaines de campagne intense, les Portugais ont tranché. Seguro, 58 ans, ancien secrétaire général du Parti socialiste, l'emporte avec 51,2% des voix. Son adversaire, André Ventura, le leader du parti Chega, obtient quant à lui 48,8%. Autant dire que c'est serré.
Le truc, c'est que Ventura, lui, progresse. Et pas qu'un peu. En mai dernier, lors des législatives, son parti n'avait récolté que 18% des suffrages. Aujourd'hui, il frôle la victoire. Résultat des courses : il s'impose comme un acteur incontournable de la vie politique portugaise.
Chega, ce parti qui dérange
Alors, Chega, c'est quoi exactement ? Fondé en 2019 par Ventura, ce parti d'extrême droite a su séduire une partie de l'électorat. Ses thèmes ? La lutte contre l'immigration, la défense des valeurs traditionnelles, et une critique virulente de l'Union européenne. (Un peu comme si le Rassemblement National avait décidé de traverser les Pyrénées, en somme.)
Et puis, il y a ce style, cette manière de faire. Ventura, c'est un peu le Zemmour portugais. Des déclarations choc, des provocations, et une stratégie médiatique bien huilée. Bref, un mélange détonnant qui marche.
D'après nos confrères de [Source], Ventura a su capitaliser sur le mécontentement d'une partie de la population. Chômage, inégalités, sentiment d'abandon... Autant de thèmes qui ont joué en sa faveur. Difficile de dire avec certitude si cette dynamique va se poursuivre. Mais une chose est sûre : Chega est là pour durer.
Seguro, un président sous pression
Côté Seguro, la victoire est là. Mais elle a un goût amer. Le nouveau président va devoir gérer un pays divisé. Et puis, il y a cette montée de l'extrême droite qui pèse lourd dans la balance.
Seguro, lui, mise sur le dialogue.
