D'après Courrier International, l'écriture en caractères latins est devenue une tendance chez les jeunes Arabes, particulièrement sur les réseaux sociaux. Cette pratique, appelée 'langue Facebook' ou 'franco-arabe', utilise des chiffres et des abréviations pour retranscrire des sonorités arabes.
La première utilisation de l'alphabet latin remonte à vingt ans, lorsque les caractères arabes n'étaient pas représentés sur les touches des claviers. Avec le développement technologique et l'expansion d'Internet, les caractères latins ont fait leur apparition au milieu de l'alphabet arabe.
Ce qu'il faut retenir
- Les jeunes Arabes écrivent de plus en plus en caractères latins, en particulier sur les réseaux sociaux.
- L'alphabet latin est utilisé pour retranscrire des sonorités arabes en utilisant des chiffres et des abréviations.
- Cette pratique est appelée 'langue Facebook' ou 'franco-arabe'.
- La première utilisation de l'alphabet latin remonte à vingt ans, lorsque les caractères arabes n'étaient pas représentés sur les touches des claviers.
- Le développement technologique et l'expansion d'Internet ont contribué à la popularisation de l'alphabet latin en milieu arabe.
Une langue en perpétuelle mutation
L'arabe moderne est le fruit d'un long processus de brassage entre les civilisations, comme le souligne l'écrivain égyptien Ibrahim Juma dans son ouvrage 'L'Histoire de l'écriture arabe'. La langue a évolué au contact du français et de l'espagnol, ainsi que des dialectes amazighs.
La place institutionnelle de la langue dialectale reste aussi intrinsèquement liée au degré de prestige social que lui donnent ses locuteurs. Interrogé par Middle East Eye, l'écrivain Mourad Alami déclare ainsi que 'les Marocains ont toujours honte de leur langue maternelle, un complexe d'infériorité presque maladif et durable'.
Des risques de sécurité et des questions pédagogiques
Les experts alertent sur les risques de sécurité posés par les variations non standardisées de la transcription latine de l'arabe, notamment pour les données bancaires. Le professeur d'université Eid Zoghlami déplore que 'un grand nombre d'étudiants en Algérie ne maîtrisent pas l'alphabet arabe classique'.
En Algérie, au Maroc et en Tunisie, les mutations de la langue arabe trouvent leurs racines dans l'histoire coloniale et les influences linguistiques françaises et espagnoles, explique le chercheur en linguistique jordanien Abdelhafeez Abdeljawad Darwish.
Une conclusion attendue
Il est temps de prendre en compte les conséquences de cette tendance et de travailler à la sauvegarde de la langue arabe dans ses formes traditionnelles et modernes.
Non, la langue arabe n'est pas en danger. Cependant, elle est susceptible de subir des changements importants à mesure que la technologie et la mondialisation se développent.
Les risques associés à l'écriture en caractères latins incluent des problèmes de sécurité, notamment pour les données bancaires, ainsi que des questions pédagogiques liées à la normalisation de la transcription latine.
