Le 15 mars 2026, le parquet d'Arras a condamné une vingtaine de personnes à des amendes pour avoir utilisé des services pirates IPTV pour regarder des matchs de Ligue 1. Selon nos confreres de RMC Sport, cette condamnation constitue une grande première en France et une victoire de la LFP dans sa lutte contre le piratage.

Ce qu'il faut retenir

  • Une vingtaine de personnes ont été condamnées à des amendes pour avoir utilisé des services pirates IPTV.
  • Les condamnations ont été prononcées par le parquet d'Arras pour avoir "acquisition et détention" d'un "dispositif conçu (…) pour capter frauduleusement des programmes télédiffusés ".
  • Les deux revendeurs de l'IPTV sont convoqués au mois d'avril prochain devant le tribunal correctionnel d'Arras.
  • La Ligue de football professionnel (LFP) a salué "signal fort" et appelle à "adopter en urgence la réforme de lutte contre le piratage sportif".
  • Les amendes varient de 300 à 400 euros.

La LFP a déposé plainte contre un réseau pirate qui proposait des services de streaming illégaux pour regarder des matchs de Ligue 1. Les enquêteurs ont pu remonter jusqu'à 21 personnes, dont 19 clients et deux revendeurs.

Les détails de la condamnation

Les 19 clients ont été condamnés pour avoir utilisé les services pirates IPTV pour regarder des matchs de Ligue 1. Ils encouraient jusqu'à 7 500 euros d'amende. Les deux revendeurs de l'IPTV sont convoqués au mois d'avril prochain devant le tribunal correctionnel d'Arras.

Gérard Haas, avocat spécialisé en droit du numérique et propriété intellectuelle, a expliqué que ces condamnations sont le fruit de l'action de la LFP contre cette "impunité" des pirates. "Elle a mis en place un système d'enquête", a-t-il précisé. "En allant chez deux vendeurs du système, ils ont eu la liste des personnes qui l'ont acheté." Selon Me. Haas, les autorités envoient un message fort en augmentant le curseur dans les sanctions.

La réaction de la LFP

La Ligue de football professionnel (LFP) a salué "signal fort" et appelle à "adopter en urgence la réforme de lutte contre le piratage sportif". "La sanction peut aller jusqu'à 7 500 euros", a précisé Gérard Haas. "Il y a des choses importantes : les personnes qui ont été taxées de piratage ont reconnu que c'était du piratage. Ça permet d'accélérer les condamnations, elles ont été condamnées entre 300 et 400 euros, ce qui est important. Ça figure sur leur casier, le B3, et si elles ne paient pas, elles repassent devant le procureur. C'est vraiment dissuasif."

Et maintenant ?

Il est à prévoir que la LFP poursuivra ses efforts pour lutter contre le piratage sportif. Les prochaines étapes pourraient consister à mettre en place des mesures de sécurité renforcées pour les matchs de Ligue 1 et à poursuivre les responsables du piratage.

Conclusion

Cette condamnation constitue une étape importante dans la lutte contre le piratage sportif en France. Il est à espérer que les autorités continueront à prendre des mesures pour protéger les droits des propriétaires de contenus et pour empêcher les pirates de nuire à l'économie du sport.