Deux groupuscules d'ultradroite, le «Bloc montpelliérain» et «Patria albiges», sont actuellement au coeur de procédures de dissolution lancées par le ministère de l'Intérieur. Selon une source proche du dossier, ces procédures ont été engagées il y a plusieurs mois.

Ces deux groupes disposent de quinze jours pour présenter leurs arguments au ministère. Il s'agit d'une phase contradictoire importante qui suivra la longue phase d'examen des services du ministère de l'Intérieur. À l'issue de ce délai, le ministère présentera ses conclusions aux groupes incriminés, avant que le Conseil des ministres ne décide de prendre un décret de dissolution.

Contexte et enjeux

Depuis 2017, 49 groupes, dont les derniers en date «La Jeune garde» et «Lyon populaire», ont fait l'objet de décrets de dissolution en Conseil des ministres. Cependant, certains de ces groupes ont fait un recours en Conseil d'État qu'ils ont remporté.

La dissolution de groupuscules d'ultradroite soulève des enjeux importants en termes de liberté d'expression et de protection des individus. Selon l'ancien premier ministre et probable candidat à la présidentielle, «concentrer les coups» sur les Insoumis revient à créer un «corridor de respectabilité pour le RN».

Les procédures de dissolution

Les procédures de dissolution lancées contre le «Bloc montpelliérain» et «Patria albiges» font suite à des actions en justice pour «incitation à la haine raciale» et «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste». Le ministère de l'Intérieur a engagé ces procédures il y a plusieurs mois, avant même la mort de Quentin Deranque, un militant nationaliste, frappé à mort à Lyon il y a dix jours.

Les deux groupuscules visés disposent de quinze jours pour présenter leurs arguments au ministère, avant que le Conseil des ministres ne décide de prendre un décret de dissolution.

Les enjeux de la dissolution

  • La liberté d'expression est-elle menacée par les procédures de dissolution ?
  • Les individus concernés par ces procédures ont-ils les moyens de défendre leurs droits ?

Perspectives

Il est à attendre que le Conseil des ministres décide de prendre un décret de dissolution contre les deux groupuscules visés. Les prochaines étapes attendues seront la présentation des conclusions du ministère et la décision finale du Conseil des ministres.

La dissolution de groupuscules d'ultradroite soulève des enjeux importants en termes de liberté d'expression et de protection des individus.

Il est à attendre que le Conseil des ministres décide de prendre un décret de dissolution contre les deux groupuscules visés.