Le Salvador est actuellement au centre d'une attention internationale en raison d'un procès sans précédent contre des membres présumés du gang de la Mara Salvatrucha (MS-13). Selon BMF - International, ce procès, qui a débuté le 20 avril 2026, concerne quelque 486 membres présumés de ce gang, parmi lesquels figurent plusieurs fondateurs et dirigeants. Il s'agit du premier procès collectif visant le haut commandement d'un gang dans le pays.

Ce procès est une étape significative dans la lutte contre les gangs au Salvador, un pays qui a connu des décennies de violence et de terrorisme liés à ces organisations criminelles. Les procès de masse se multiplient au Salvador, où environ 91.000 personnes sont détenues sous le régime d'exception mis en place il y a quatre ans par le président Nayib Bukele dans le cadre de sa « guerre » contre les gangs.

Ce qu'il faut retenir

  • 486 membres présumés du gang MS-13 sont jugés au Salvador.
  • Le procès concerne plusieurs fondateurs et dirigeants du gang.
  • Les accusés sont détenus au Centre de confinement du terrorisme (Cecot) ou sont en fuite.
  • Les crimes attribués au MS-13 incluent 29.000 homicides entre 2012 et 2022.
  • Le parquet général a évoqué 47.000 délits et crimes commis par les accusés.

Le contexte du procès

Les images de l'audience montrent des centaines d'accusés vêtus de blanc, assis les uns à côté des autres, les pieds entravés. Crâne rasé et masque sur le visage, ils comparaissent virtuellement. Selon les autorités, 413 d'entre eux sont détenus au Centre de confinement du terrorisme (Cecot), la méga-prison pour membres de gangs construite par le gouvernement Bukele. Des mandats d'arrêt ont par ailleurs été émis contre 73 accusés en fuite.

Le MS-13 et son rival, le Barrio 18, considérés comme des organisations « terroristes » par les États-Unis et le Salvador, ont à une époque contrôlé 80% du territoire national, selon Nayib Bukele. La Mara Salvatrucha est également poursuivie pour le « délit de rébellion », car ses membres « cherchaient à maintenir le contrôle territorial afin d'établir un État parallèle », portant ainsi atteinte à « la souveraineté nationale », selon le parquet.

Les conséquences potentielles

Le parquet a dit disposer de « preuves abondantes pour demander les peines maximales », sans préciser s'il s'agira de la réclusion à perpétuité qui entrera en vigueur dimanche pour punir les meurtriers, les violeurs et les « terroristes », en vertu d'une réforme approuvée récemment. D'après le Guardian, l'un des accusés pourrait être condamné à une peine maximale de 245 ans de prison s'il était reconnu coupable de plusieurs chefs d'accusation.

Nés dans les rues de Los Angeles, aux États-Unis, au début des années 1990, les gangs ont terrorisé le Salvador pendant plus de trois décennies, se livrant à l'extorsion, au trafic de drogue, aux exécutions sur commande, au trafic d'armes et à d'autres activités illégales. Selon Nayib Bukele, ces groupes ont assassiné sur cette période quelque 200.000 personnes, en incluant les 80.000 personnes déclarées disparues.

Et maintenant ?

Le procès du gang MS-13 au Salvador est un événement significatif qui pourrait avoir des conséquences importantes pour la lutte contre les gangs dans le pays. Il reste à voir comment les autorités salvadoriennes vont gérer les conséquences de ce procès et si cela va avoir un impact sur la réduction de la violence liée aux gangs dans le pays. Les prochaines semaines et mois seront cruciaux pour observer les développements de cette affaire et son impact sur la sécurité nationale.

En conclusion, le procès du gang MS-13 au Salvador est un événement marquant qui met en lumière les efforts du gouvernement pour lutter contre les gangs et rétablir l'ordre dans le pays. Les résultats de ce procès seront suivis de près, tant au niveau national qu'international, dans l'espoir qu'ils contribueront à une réduction de la violence et à une amélioration de la sécurité pour les citoyens salvadoriens.