Les médecins généralistes font face à des progrès encore lents en matière de repérage des violences conjugales, d'après les informations révélées par Le Monde. La Haute Autorité de santé (HAS) a publié les résultats d'une consultation indiquant une amélioration, bien que modeste, dans ce domaine. En amont de la Journée internationale des droits des femmes, prévue le dimanche 8 mars, il ressort que seulement une femme sur 20 (5 %) déclare avoir été interrogée à ce sujet, contre une sur 33 (3 %) en 2022.

Ce qu'il faut retenir

  • Une femme sur 20 (5 %) a été questionnée sur les violences conjugales par un médecin généraliste.
  • Seulement 17 % des femmes se souviennent d'avoir été interrogées sur leur relation avec leur partenaire.
  • Un quart des victimes de violences conjugales se confient à leur médecin généraliste.

Des progrès timides malgré les efforts

Les échanges sur les violences conjugales restent délicats lors des consultations médicales, avec seulement 17 % des femmes se rappelant avoir été questionnées sur leur relation. Il apparaît que la parole des victimes reste rarement libérée, car seules un quart d'entre elles abordent le sujet d'elles-mêmes, faute d'être interrogées par leur médecin. Ces résultats proviennent d'un sondage mené en ligne auprès d'un échantillon de 1 000 femmes majeures, dont 876 avaient consulté un médecin généraliste au cours des dix-huit derniers mois.

Une sensibilisation nécessaire

La docteure Ghada Hatem, gynécologue et médecin-cheffe de la Maison des Femmes à Saint-Denis, souligne l'importance de connaître les antécédents des patientes pour comprendre leurs symptômes. Malgré des avancées, la HAS estime que la sensibilisation des médecins généralistes doit être renforcée pour détecter plus efficacement les violences conjugales et soutenir les victimes.

Et maintenant ?

Il est crucial de continuer à sensibiliser et former les médecins généralistes pour améliorer le repérage des violences conjugales et offrir un soutien adéquat aux victimes.