Une association environnementale a réclamé vendredi devant la justice administrative la suspension en référé du projet d'usine de dirigeables de fret Flying Whales, autorisé par la préfecture de Gironde en décembre, en raison de ses «impacts irréversibles» sur le milieu naturel, selon nos confrères de Le Figaro. Flying Whales («Baleines volantes») veut commercialiser, à partir de 2029, des dirigeables d'une capacité de 60 tonnes, pour «décarboner le transport» de charges lourdes et «désenclaver» les zones forestières et montagneuses, selon la société.

Le projet prévoit la construction d'une usine haute de 65 mètres et longue de 265 mètres, présentée comme «le plus haut bâtiment industriel en activité en Europe», sur 75 hectares de zones naturelles à Laruscade, au nord de Bordeaux. Un deuxième site est prévu à Sherbrooke au Canada. Des travaux préparatoires, dont du débroussaillage, «ont débuté» en Gironde, a plaidé vendredi Me Pierre Pélissier, avocat de l'association Sepanso.

Ce qu'il faut retenir

  • Le projet d'usine de dirigeables Flying Whales est autorisé par la préfecture de Gironde en décembre.
  • L'association environnementale Sepanso réclame une suspension en référé du projet en raison de ses impacts irréversibles sur le milieu naturel.
  • Le projet prévoit la construction d'une usine sur 75 hectares de zones naturelles à Laruscade, au nord de Bordeaux.
  • Des travaux préparatoires, dont du débroussaillage, ont débuté en Gironde.
  • Le projet vise à commercialiser des dirigeables d'une capacité de 60 tonnes pour décarboner le transport de charges lourdes et désenclaver les zones forestières et montagneuses.

Le projet et ses enjeux

Le projet d'usine de dirigeables Flying Whales est présenté comme stratégique pour la décarbonation et la création d'emplois. L'entreprise met en avant la création de 300 emplois et un projet qui fonctionnera d'abord au kérosène avant une future déclinaison propulsée à l'hydrogène. Me Corinne Lepage, qui défend Flying Whales, a décrit à l'audience des travaux «très préliminaires» et insisté sur l'intérêt «économique et social», mais aussi «écologique» de ce projet de dirigeables.

«C'est un projet qui coche toutes les cases auxquelles notre pays et l'Union européenne doivent s'attaquer : la souveraineté nationale et la décarbonation. La préservation des intérêts écologiques est importante mais ce projet a aussi un intérêt écologique», a fait valoir l'ancienne ministre de l'Environnement (1995-1997).

Les réactions et les prochaines étapes

Le juge des référés du tribunal administratif de Bordeaux a mis sa décision en délibéré. Flying Whales, qui a levé plus de la moitié des 450 millions d'euros de capitaux nécessaires, notamment auprès de l'État français, la région Nouvelle-Aquitaine et du Québec, vise un premier vol en 2027.

Et maintenant ?

La décision du juge des référés est attendue avec impatience. Si la suspension du projet est accordée, cela pourrait avoir des conséquences importantes pour l'entreprise et les employés concernés. Si la suspension est rejetée, le projet pourra continuer, mais les associations environnementales pourraient continuer à contester le projet.

Le projet d'usine de dirigeables Flying Whales en Gironde est un exemple de la complexité des enjeux environnementaux et économiques dans le développement de nouveaux projets. Il est important de prendre en compte les impacts potentiels sur l'environnement et les communautés locales, tout en considérant les bénéfices potentiels pour l'économie et la société.