Imaginez un PSG-OM sans les chants des supporters marseillais. Difficile, non ? Pourtant, c'est la réalité depuis 2018. Dimanche soir, à 20h45, le Parc des Princes accueillera une nouvelle fois ce choc sans la ferveur des fans phocéens. Une absence qui pèse lourd, comme le soulignent Eric Di Meco et Jérôme Rothen.
Une tradition qui se meurt
Le Classique, c'est avant tout une histoire de passion, de rivalité, de folie collective. (Souvenez-vous des années 90, quand les tribunes vibraient à l'unisson des exploits de Weah ou de Djorkaeff.) Mais depuis huit ans, les supporters de l'OM sont absents du Parc. Une éternité, autant dire que le folklore en prend un coup.
Di Meco, ancien Marseillais, le dit sans détour : "C'est quand même l'essence de ces rivalités". Il salue d'ailleurs l'initiative des supporters parisiens qui réclament le retour des fans adverses. "Il faudrait faire la même chose du côté de Marseille, réclamer leur venue. Voire donner un gage de sécurité pour leur venue." Une idée qui fait sens, non ?
Des supporters prêts à tourner la page
Rothen, lui, a connu les deux camps. Parisien d'abord, puis Marseillais. Il en sait quelque chose des ambiances électriques de ces matchs. "Les supporters sont prêts à se confronter à nouveau à travers du chambrage plus que des violences", assure-t-il. (On pourrait se demander si les autorités ne sont pas un peu trop prudentes, là.)
Le truc, c'est que les supporters, eux, ont l'air prêts à passer à autre chose. "Ca rend un peu triste", confie Rothen. "Ces matchs-là méritent d'avoir un spectacle sur le terrain mais aussi en tribunes. Et quand les supporters adverses se déplacent, ils donnent aussi une forme de spectacle." Difficile de le contredire, surtout quand on voit l'ambiance morose des derniers Classiques.
Sécurité avant tout ?
Pourtant, les autorités restent prudentes. Les conditions de sécurité ne sont pas, selon elles, réunies pour un retour des fans adverses. (On comprend leurs craintes, mais faut-il pour autant priver les supporters de ce qui fait le sel du foot ?)
Même sans supporters visiteurs, l’ampleur des forces de l’ordre restera élevée. Objectif : éviter des affrontements hors contexte sportif, dans les gares, les bars ou les quartiers sensibles. Un dispositif lourd, mais nécessaire selon les pouvoirs publics.
Résultat des courses : le PSG, deuxième du classement, a l'occasion de s'approprier la place de leader. Les Phocéens, quatrièmes à neuf points, rêvent de créer l'exploit. Mais sans leurs supporters, le match perd une grande partie de sa magie.
Et si on tournait la page ?
Alors, et si on leur faisait confiance ? Les supporters, eux, semblent prêts à tourner la page des violences. Ils veulent juste retrouver l'ambiance des grands jours. (Vous vous souvenez de la folie des années 2000, quand les tribunes étaient pleines à craquer ?)
Dimanche soir, le Classique se jouera sans eux. Encore une fois. Mais peut-être que cette fois, ce sera la dernière. En tout cas, on l'espère.
Les autorités estiment que les conditions de sécurité ne sont pas réunies pour un retour des fans adverses dans ces rencontres à très hauts risques. Des incidents graves ont eu lieu lors de précédents matchs, justifiant cette mesure.
Eric Di Meco et Jérôme Rothen, anciens joueurs ayant connu les grandes ambiances des Classiques, déplorent cette situation. Ils estiment que les supporters sont prêts à se confronter à travers du chambrage plutôt que des violences et réclament un retour des fans adverses pour retrouver l'ambiance des grands jours.
Le PSG, deuxième du classement, a l'occasion de s'approprier la place de leader. Les Phocéens, quatrièmes à neuf points, rêvent de créer l'exploit et de réduire l'écart. Un match crucial pour la suite de la saison.