Une étude relayée par Top Santé met en lumière quatre routines matinales avant 10 heures pouvant jouer un rôle dans la préservation des fonctions cognitives. Selon plusieurs neurologues et spécialistes de la santé cérébrale, ces habitudes pourraient limiter les risques de développer la maladie d’Alzheimer.
Ce qu'il faut retenir
- Quatre habitudes matinales sont identifiées comme bénéfiques avant 10 heures.
- Ces pratiques concernent l’hygiène de vie et le rythme quotidien.
- Elles s’inscrivent dans une démarche de prévention des troubles cognitifs.
- Les experts soulignent leur accessibilité pour la majorité des adultes.
Des routines matinales pour protéger le cerveau
D’après les spécialistes interrogés par Top Santé, certaines habitudes adoptées dès le réveil contribueraient à maintenir une bonne santé cérébrale. Parmi elles, la pratique d’une activité physique modérée figure en tête de liste. « Une marche rapide ou des exercices de mobilité articulaire stimulent la circulation sanguine et favorisent l’oxygénation du cerveau », explique le Dr Martin Lefèvre, neurologue à l’hôpital Sainte-Anne à Paris. Ces gestes simples, réalisés avant 10 heures, pourraient ainsi réduire l’accumulation de protéines toxiques liées à la neurodégénérescence.
Une alimentation et un sommeil régulier au cœur des recommandations
Autre axe majeur : l’alimentation. Les experts recommandent un petit-déjeuner équilibré, riche en antioxydants et en acides gras essentiels. « Les oméga-3, présents dans les noix ou les poissons gras, ainsi que les vitamines B et E, jouent un rôle clé dans la protection des neurones », précise le Dr Sophie Mercier, chercheuse en neurosciences. Par ailleurs, un sommeil de qualité, avec une heure de coucher régulière avant 23 heures, est présenté comme un pilier de la prévention. « Le sommeil profond permet l’élimination des toxines accumulées dans le cerveau pendant la journée », ajoute-t-elle.
La gestion du stress et la stimulation cognitive, des alliés méconnus
La troisième habitude mise en avant concerne la gestion du stress. Méditation, respiration profonde ou simple moment de calme sans écran : ces pratiques matinales aident à réguler le cortisol, hormone dont l’excès est néfaste pour les fonctions cognitives. « Une étude publiée en 2024 dans *Nature Neuroscience* a montré que 10 minutes de méditation quotidienne amélioraient la résilience cérébrale face au vieillissement », rappelle le Dr Lefèvre. Enfin, la stimulation cognitive, via la lecture, les mots croisés ou l’apprentissage d’une nouvelle langue, complète ces recommandations. « Ces activités activent plusieurs zones du cerveau et maintiennent leur plasticité », indique-t-il.
Une approche globale, pas une solution miracle
Les experts interrogés par Top Santé insistent sur le fait que ces habitudes ne constituent pas une solution universelle. « Elles s’intègrent dans une démarche globale, incluant une activité physique régulière, une alimentation variée et un suivi médical adapté », rappelle le Dr Lefèvre. Autant dire que leur adoption doit s’accompagner d’un mode de vie équilibré. Par ailleurs, les chercheurs soulignent que ces recommandations s’adressent particulièrement aux personnes âgées de 50 ans et plus, tranche d’âge où les premiers signes de déclin cognitif peuvent apparaître.
Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, des programmes de prévention, comme les ateliers « Cerveau en Forme » organisés par certaines mutuelles, proposent un accompagnement personnalisé. « Ces initiatives permettent de mettre en pratique ces habitudes dans un cadre encadré », indique le Dr Mercier. Reste à savoir si le grand public saura s’approprier ces conseils au quotidien.
Non, ces routines matinales réduisent les risques mais ne constituent pas une protection absolue. Elles doivent s’inscrire dans un mode de vie global, incluant une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et un suivi médical. Les experts rappellent que la génétique et d’autres facteurs environnementaux jouent également un rôle majeur.