Le décès tragique de Quentin Deranque à Lyon a provoqué une réaction particulière de la part de La France insoumise (LFI) et de ses alliés, suscitant un débat sur le récit de cet événement. En refusant de faire profil bas, Jean-Luc Mélenchon a tenté de modifier la perception de cette séquence en s'appuyant sur des affinités médiatiques et en envoyant ses lieutenants au front.

Les réactions suite au drame ont soulevé la question de la tendance à toujours absoudre les Insoumis et à stigmatiser l'extrême droite. Certains estiment que l'indignation exprimée risque de ternir l'image de la cause mélenchoniste et de légitimer un supposé fascisme aux portes du pouvoir, remettant en cause les schémas établis.

Un des exemples marquants de cette dynamique est la position de Jérôme Guedj, unique député socialiste élu en refusant le label du NFP et contre son représentant. Sa déclaration selon laquelle il voterait systématiquement contre le RN dans un second tour opposant ce parti à LFI, même s'il arborait l'étiquette mélenchoniste, illustre cette division.

Malgré la tempête traversée par LFI après la mort de Quentin Deranque, le parti peut encore compter sur un certain soutien, notamment de la part d'un député socialiste qui ne met pas sur un pied d'égalité le RN et LFI. Dans le cadre de l'enquête sur l'agression mortelle de l'étudiant nationaliste, il a été révélé que les six principaux suspects étaient d'anciens membres de la Jeune Garde. Neuf interpellations ont été effectuées, y compris celle d'un collaborateur de LFI.

Le jeune Quentin Deranque, âgé de 23 ans, a perdu la vie après avoir été violemment agressé par des individus encagoulés lors d'une conférence à Sciences Po Lyon, où il assurait la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis. Cette tragédie a suscité de vives réactions et relancé le débat sur la violence politique et ses conséquences.

En dépit des tensions et des divergences d'opinions, l'affaire Quentin Deranque reste au cœur de l'actualité politique, mettant en lumière les clivages idéologiques et les réactions contrastées au sein de la classe politique française.