L’ancienne ministre de la Culture Rachida Dati a choisi de revendiquer ouvertement, ce mercredi 18 mars 2026, des points de convergence entre son programme et celui du parti Reconquête, mené par Sarah Knafo. Selon nos confrères de Libération, cette prise de position intervient au lendemain du désistement de la candidate Reconquête « pour battre la gauche », un geste qui avait alors marqué un rapprochement tactique entre les deux formations politiques.

Ce qu'il faut retenir

  • Rachida Dati assume publiquement des similitudes entre son programme et celui de Reconquête, malgré les risques de tension avec son allié Horizons-Renaissance.
  • Cette stratégie intervient après le désistement de Sarah Knafo, qui a appelé à faire barrage à la gauche.
  • Pierre-Yves Bournazel, figure d’Horizons-Renaissance, pourrait voir d’un mauvais œil ce rapprochement.
  • La réunion « Points de convergence » avec Sarah Knafo a servi de cadre à cette déclaration.

Côté..., la déclaration de Rachida Dati ne passe pas inaperçue. L’élue, qui multiplie les prises de parole pour élargir son électorat, a choisi de mettre en avant des programmes « partageant des valeurs communes », selon ses propres termes. « Nous avons des objectifs similaires sur plusieurs sujets de société », a-t-elle affirmé lors de l’émission « Points de convergence », un format dédié aux échanges entre personnalités politiques. Autant dire que cette déclaration pourrait bien attiser les tensions au sein de la majorité présidentielle, déjà fragilisée par les divisions internes.

Les observateurs politiques soulignent que cette stratégie, bien que risquée, s’inscrit dans une logique de court terme. En s’adressant directement aux électeurs de Reconquête, Rachida Dati cherche à capter une partie de l’électorat déçu par la droite traditionnelle. Pourtant, cette approche pourrait se retourner contre elle. Pierre-Yves Bournazel, député d’Horizons-Renaissance et allié politique de Dati, n’a pas caché son irritation. « Les convergences avec l’extrême droite ne sont pas une solution pour notre camp », a-t-il réagi dans les colonnes de Libération.

Le contexte politique actuel explique en partie cette audace. Avec la montée des tensions à gauche et l’incertitude autour de la stratégie de la majorité présidentielle, certains responsables locaux n’hésitent plus à explorer des alliances inédites. Sarah Knafo, pour sa part, a salué cette initiative. « C’est un pas en avant vers une union des forces conservatrices », a-t-elle indiqué lors de l’émission. Reste à savoir si cette convergence de vues suffira à convaincre les électeurs modérés, ou si elle ne fera que creuser les fractures au sein de la droite.

Et maintenant ?

Les prochains jours pourraient révéler l’ampleur des conséquences de cette déclaration. Une réunion des cadres de Renaissance, prévue pour la fin du mois de mars, devrait aborder la question des alliances avec l’extrême droite. Par ailleurs, les sondages publiés début avril pourraient donner une première indication sur l’impact de cette stratégie sur l’électorat. Bref, l’équilibre politique reste fragile, et chaque prise de position pourrait peser dans la balance.

Dans l’immédiat, Rachida Dati semble déterminée à poursuivre sur cette voie. Interrogée sur les risques de division au sein de sa famille politique, elle a simplement répondu : « La politique, c’est aussi savoir s’adapter aux réalités du terrain. » Une phrase qui résume bien l’état d’esprit actuel de cette figure montante de la droite française.

Selon les déclarations de l’intéressée, les programmes partageraient des objectifs communs sur des sujets de société comme l’immigration, la sécurité ou encore la souveraineté nationale. Cependant, elle n’a pas précisé lesquels lors de l’émission « Points de convergence ».

Pierre-Yves Bournazel a clairement exprimé son désaccord, affirmant que « les convergences avec l’extrême droite ne sont pas une solution pour notre camp ». Il a rappelé que son parti, Horizons-Renaissance, reste ancré dans une ligne libérale et modérée.