Depuis l’entrée en vigueur, en janvier 2026, de la limitation à 70 km/h sur un axe du Relecq-Kerhuon, dans le Finistère, un radar situé à proximité de Brest enregistre un nombre record d’infractions. Selon Ouest France, l’appareil a flashé 861 fois en six jours et 3 780 fois en deux mois, suscitant l’agacement des automobilistes locaux.
Ce qu'il faut retenir
- 861 flashs en six jours et 3 780 excès en deux mois pour un seul radar au Relecq-Kerhuon
- La limitation à 70 km/h est en vigueur depuis janvier 2026 dans le secteur
- L’axe concerné est situé à proximité de Brest, dans le Finistère
- Les conducteurs et conductrices dénoncent une mesure perçue comme trop stricte
- La localisation des autres radars du département pose question
Un radar devenu emblématique des tensions autour de la vitesse
Le radar du Relecq-Kerhuon, installé sur un axe routier stratégique menant vers Brest, est devenu le symbole des difficultés rencontrées par les usagers depuis le durcissement des limitations. D’après Ouest France, les chiffres enregistrés depuis janvier illustrent une hausse significative des excès de vitesse par rapport aux périodes précédentes. 3 780 infractions en deux mois représentent un volume bien supérieur à la moyenne habituellement constatée sur des radars similaires.
Pour les autorités, ces données confirment l’efficacité du dispositif de contrôle, mais pour les automobilistes, elles reflètent surtout les difficultés d’adaptation à une règle perçue comme brutale. Certains conducteurs, contactés par le quotidien, ont exprimé leur mécontentement, évoquant un changement de limite non accompagné d’aménagements routiers adaptés.
Les autres radars du Finistère sous le feu des projecteurs
Au-delà de ce radar, plusieurs questions se posent quant à la répartition des contrôles dans le département. Selon Ouest France, le Finistère compte plusieurs dizaines de radars fixes et mobiles, mais leur localisation exacte et leur fréquence de contrôle restent souvent méconnues du grand public. Où sont placés les autres appareils ? Quels sont les secteurs les plus surveillés ? Ces interrogations alimentent le débat sur la politique de sécurité routière menée dans le département.
Certains élus locaux ont déjà interpellé la préfecture sur la nécessité de clarifier la stratégie de déploiement des radars. Pour eux, une meilleure information des usagers pourrait réduire le nombre d’infractions et limiter les tensions. D’autres estiment au contraire que ces chiffres prouvent l’utilité des contrôles renforcés, dans un département où les accidents liés à la vitesse restent une préoccupation majeure.
Ces chiffres soulèvent également une question plus large : celle de l’adéquation entre les limitations imposées et la réalité du trafic routier en Bretagne. Faut-il revoir certaines règles pour les adapter aux spécificités locales, comme le suggèrent déjà plusieurs élus ? La réponse pourrait venir d’une analyse approfondie des données de circulation et des retours d’expérience des usagers dans les mois à venir.
Le Finistère compte plusieurs dizaines de radars, dont certains sont fixes et d’autres mobiles. Leur localisation exacte n’est pas toujours rendue publique pour des raisons stratégiques, mais on trouve des appareils dans les zones à forte densité de circulation, comme autour de Brest, Quimper ou Morlaix. Pour obtenir une liste exhaustive, il est conseillé de consulter le site de la préfecture du Finistère ou de contacter directement les services de la police ou de la gendarmerie locales.
