Alors que le chômage reprend chez les plus jeunes, les régions de France s'indignent contre la décision du gouvernement de réduire de 56% les crédits dédiés à la formation des demandeurs d'emploi, selon nos confrères de BFM Business. Cette baisse entraînera la suppression de plus de 60 000 places, une décision qualifiée de « catastrophique » et aux conséquences « gravissimes » par l'association Régions de France.

Ce vendredi, l'association Régions de France a publié un communiqué au vitriol pour fustiger cette décision, qui représente une baisse de plus de la moitié de la contribution de l'État par rapport à 2025. Le ministre du Travail a informé les élus régionaux des montants arbitrés par le Premier ministre pour les Pactes régionaux d'investissement dans les compétences, qui s'élèvent à seulement 377 millions d'euros pour 2026, contre 854,9 millions d'euros contractualisés il y a trois ans.

Ce qu'il faut retenir

  • La baisse de 56% du budget pour former les demandeurs d'emploi
  • La suppression de plus de 60 000 places
  • Les conséquences « gravissimes » et la décision « catastrophique » selon Régions de France
  • Le chômage reprend chez les plus jeunes
  • Le gouvernement a récemment coupé de 50% les enveloppes versées pour le financement des centres de formation d'apprentis (CFA)

Les conséquences de la décision

Les régions assurent qu'elles n'auront pas les moyens de compenser cette perte financière sur leurs propres budgets, ce qui entraînera des conséquences « gravissimes » pour les publics les plus éloignés du marché de l'emploi, comme les jeunes peu qualifiés, les chômeurs de longue durée, les allocataires du RSA ou les travailleurs handicapés. Les besoins de secteurs de l'économie comme le BTP, l'industrie, l'artisanat, le numérique ou le commerce ne seront plus couverts.

Le communiqué évoque un impact « catastrophique » pour l'appareil de formation en région et « les premières faillites » parmi les organismes de formation. Le gouvernement a récemment coupé de 50% les enveloppes versées pour le financement des centres de formation d'apprentis (CFA), une décision qui intervient alors que « le chômage reprend » chez les plus jeunes, contredisant « de manière flagrante » la loi pour le plein-emploi du 18 décembre 2023.

Les réactions des élus régionaux

Les socialistes Carole Delga, présidente de l'association, et François Bonneau, président de la commission formation, ont déclaré dans le communiqué que « en aucun cas nous ne pourrons nous substituer à ce désengagement désastreux de l'État ». Ils fustigent une mesure soulignant « le caractère particulièrement déséquilibré dans la mise en œuvre des compétences décentralisées ».

Et maintenant ?

Les régions de France attendent désormais une révision de cette décision et une augmentation du budget pour former les demandeurs d'emploi. Les conséquences de cette décision pourraient être encore plus graves si les régions ne parviennent pas à compenser cette perte financière. Il reste à voir comment le gouvernement réagira face à cette crise et quels seront les prochains pas pour résoudre ce problème.

En conclusion, la décision du gouvernement de réduire de 56% les crédits dédiés à la formation des demandeurs d'emploi est une mesure « catastrophique » qui aura des conséquences « gravissimes » pour les publics les plus éloignés du marché de l'emploi. Il est essentiel que les régions de France et le gouvernement travaillent ensemble pour trouver une solution à ce problème et éviter que les conséquences de cette décision ne soient encore plus graves.