Chaque année à l’arrivée des beaux jours, les promeneurs forestiers doivent redoubler de vigilance. Selon Ouest France, la réglementation en vigueur impose aux propriétaires de chiens de tenir leur animal en laisse ou à proximité immédiate dans les bois et forêts jusqu’au 30 juin. Cette mesure, souvent méconnue, vise à préserver la faune sauvage en pleine période de reproduction.

Ce qu'il faut retenir

  • La règle s’applique jusqu’au 30 juin 2026 dans tous les bois et forêts français.
  • Son objectif : protéger les espèces animales en période de reproduction.
  • Les chiens doivent être tenus en laisse ou sous contrôle direct.
  • Les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant aller jusqu’à 750 €.
  • Cette réglementation concerne l’ensemble des massifs forestiers, publics comme privés.

Cette obligation légale, rappelée chaque année par les autorités forestières et environnementales, s’inscrit dans un calendrier naturel précis. Le printemps correspond en effet à la saison des naissances pour de nombreuses espèces, des chevreuils aux oiseaux forestiers. « En laissant courir son chien librement, on risque de perturber les animaux sauvages, voire de provoquer des attaques sur des faons ou des oisillons encore incapables de se défendre », explique un porte-parole de l’Office français de la biodiversité (OFB), cité par Ouest France.

Concrètement, la loi ne se limite pas aux parcs nationaux ou aux réserves naturelles. Elle s’étend à l’ensemble des forêts domaniales, communales ou privées, dès lors qu’elles sont accessibles au public. Les propriétaires de chiens sont tenus soit de les attacher, soit de les garder sous surveillance constante, à portée de voix et de geste. Les infractions à cette règle sont passibles d’une amende forfaitaire de 135 €, pouvant monter jusqu’à 750 € en cas de récidive ou de circonstances aggravantes.

Les associations de protection animale et les fédérations de chasse soutiennent cette mesure. « Les chiens, même les plus doux, peuvent déclencher des comportements de stress chez les animaux sauvages, surtout au moment où les petits naissent », souligne un représentant de la Fédération nationale des chasseurs, interrogé par Ouest France. Pour les promeneurs, cela signifie adapter leurs habitudes : prévoir une laisse longue ou renoncer à certaines balades en sous-bois avec leur compagnon à quatre pattes.

Certaines communes ou départements ont même renforcé cette réglementation en instaurant des zones interdites aux chiens en liberté, même en dehors des périodes légales. C’est le cas dans plusieurs massifs des Bretagne ou des Pyrénées-Atlantiques, où la pression sur la faune est particulièrement forte. Les randonneurs sont invités à se renseigner auprès des mairies ou des offices de tourisme avant de partir en balade avec leur chien.

Et maintenant ?

Pour l’instant, aucune modification de cette réglementation n’est prévue pour les prochains mois. Les associations de protection de la nature appellent cependant à une meilleure information du public, notamment via des panneaux plus visibles en forêt et des campagnes de sensibilisation en ligne. Une prochaine évaluation de l’efficacité de la mesure pourrait intervenir d’ici 2027, selon l’OFB. D’ici là, les propriétaires de chiens devront donc composer avec cette contrainte saisonnière, au nom de la préservation de la biodiversité.

Reste à savoir si cette règle sera mieux respectée cette année. En 2025, les agents forestiers avaient verbalisé plus de 2 000 infractions dans toute la France, un chiffre en légère hausse par rapport aux années précédentes. Un signal que la pédagogie doit encore progresser.

Selon la réglementation, une amende forfaitaire de 135 € est appliquée en cas de non-respect de l’obligation de tenir son chien en laisse. Ce montant peut atteindre 750 € en cas de récidive ou si l’infraction est constatée dans une zone protégée.