Le constructeur automobile Renault a livré ses résultats annuels pour 2025, qui ont été marqués par une perte nette de 10,93 milliards d'euros due en grande partie à la dépréciation de sa participation dans Nissan. Malgré cela, les revenus de Renault ont progressé de 3% et de 4,5% hors effets de changes à 57,92 milliards d'euros.

La division automobile a généré des revenus de 51,44 milliards d'euros, en hausse de 1,8% en données publiées et de 3,4% hors effet de changes. Cependant, la marge opérationnelle de la société a chuté de 14,8% sur un an, se situant à 3,632 milliards d'euros. La marge a également manqué son objectif de 6,5%.

Renault a également annoncé des perspectives mitigées pour 2026, avec une prévision de marge opérationnelle de 5,5% et un flux de trésorerie d'environ 1 milliard d'euros. Cela est inférieur aux attentes des analystes, qui tablaient sur une marge de 5,8% et un flux de trésorerie de 1,2 milliard d'euros.

La société explique que la rentabilité sera pénalisée en 2026 par la montée en puissance des ventes électriques et de l'international, ainsi que par la consolidation de RNAIPL (Renault Nissan Automotive India Private Ltd). Cependant, Renault entend continuer à réduire ses coûts variables et à améliorer sa compétitivité.

Les détails des résultats annuels 2025

Renault a publié ses résultats annuels 2025, qui ont été marqués par une perte nette de 10,93 milliards d'euros. Cette perte est due en grande partie à la dépréciation de sa participation dans Nissan, qui a été évaluée à 9,3 milliards d'euros. En plus de cela, Renault a consolidé une partie des pertes de Nissan, ce qui a plombé son bénéfice net à hauteur de 2,33 milliards d'euros supplémentaires.

Cependant, les revenus de Renault ont progressé de 3% et de 4,5% hors effets de changes à 57,92 milliards d'euros. La division automobile a généré des revenus de 51,44 milliards d'euros, en hausse de 1,8% en données publiées et de 3,4% hors effet de changes.

Les perspectives pour 2026

Renault a également annoncé des perspectives mitigées pour 2026, avec une prévision de marge opérationnelle de 5,5% et un flux de trésorerie d'environ 1 milliard d'euros. Cela est inférieur aux attentes des analystes, qui tablaient sur une marge de 5,8% et un flux de trésorerie de 1,2 milliard d'euros.

La société explique que la rentabilité sera pénalisée en 2026 par la montée en puissance des ventes électriques et de l'international, ainsi que par la consolidation de RNAIPL (Renault Nissan Automotive India Private Ltd). Cependant, Renault entend continuer à réduire ses coûts variables et à améliorer sa compétitivité.

La réaction des analystes

Les analystes ont réagi avec scepticisme aux perspectives de Renault pour 2026. Selon eux, les facteurs négatifs, tels que les effets de changes et l'impact des matières premières, prédomineront. Cela donne l'impression qu'il n'y a pas beaucoup d'« upside » sur les objectifs 2026.

Bernstein, dans sa note publiée ce jeudi, juge que Renault fournit l'une des réponses les plus solides parmi les constructeurs automobiles européens à la menace des constructeurs chinois. Cependant, l'entreprise doit encore améliorer sa rentabilité et sa compétitivité pour atteindre ses objectifs.

La prochaine étape

Renault va présenter sa stratégie pour la croissance de ses activités et le renforcement de la résilience de son modèle opérationnel et financier dans quelques semaines. Le groupe compte également réaliser une croissance « moyenne à un chiffre » par an de son chiffre d'affaires, c'est-à-dire autour de 5%.

La société a également décidé de verser un dividende de 2,2 euros au titre de son exercice 2025, stable sur un an.

La dépréciation de sa participation dans Nissan est la cause principale de la perte nette de Renault en 2025.

Renault prévoit une marge opérationnelle de 5,5% et un flux de trésorerie d'environ 1 milliard d'euros en 2026.

Renault est un constructeur automobile français qui a publié ses résultats annuels 2025, marqués par une perte nette de 10,93 milliards d'euros. La société a également annoncé des perspectives mitigées pour 2026, avec une prévision de marge opérationnelle de 5,5% et un flux de trésorerie d'environ 1 milliard d'euros. La société compte continuer à réduire ses coûts variables et à améliorer sa compétitivité pour atteindre ses objectifs.