Une étude de l'agence immobilière Green-Arcès révèle la forte concentration des résidences secondaires 'de villégiature' dans certains départements français, avec des arguments d'achat solides malgré des réglementations et une fiscalité renforcées.
Ce qu'il faut retenir
- Les résidences secondaires 'de villégiature' sont concentrées dans certains départements côtiers et de haute montagne, atteignant jusqu'à 45% des logements dans certains territoires.
- Les Alpes-Maritimes et le Var sont en tête avec 196 896 et 177 558 résidences respectivement, concentrant plus de 13% du total national.
- Depuis 2024, les communes peuvent appliquer une surtaxe de 60% sur les résidences secondaires en cas de tension sur le marché immobilier.
Concentration à la mer et à la montagne
L'étude de Green-Arcès met en lumière la concentration des résidences secondaires 'de villégiature' dans les départements côtiers et de haute montagne, représentant jusqu'à 45% des logements dans certains territoires. Les Alpes-Maritimes et le Var se démarquent en tête avec 196 896 et 177 558 résidences respectivement, regroupant plus de 13% du total national. Cette concentration souligne le caractère polarisé des résidences secondaires en France, selon l'étude de l'agence immobilière.
Impact des réglementations et de la fiscalité
Depuis 2024, les communes ont la possibilité d'appliquer une surtaxe de 60% sur les résidences secondaires en cas de tension sur le marché immobilier. En 2024, 4% des communes ont activé cette surtaxe, touchant 2 propriétaires sur 3, avec une taxe moyenne de 1 125 euros par foyer fiscal, en hausse par rapport aux 700 euros précédents. Benoît Galy, CEO de l'agence immobilière Green-Arcès, souligne que cette fiscalité renforcée devient un moyen pour les territoires de poser leurs conditions.
Évolution du marché et motivations des acheteurs
Malgré ces réglementations et la fiscalité croissante, 74% des acheteurs français de résidences secondaires envisagent d'en faire leur résidence principale, dont 60% dans un horizon de un à cinq ans. Benoît Galy explique que certains optent pour un passage direct à la retraite, tandis que 41% conservent leur ancienne résidence pour la transformer en résidence secondaire ou la mettre en location. Cette tendance montre que la hausse de la fiscalité n'entrave pas les multipropriétaires, d'autant plus que les décisions restent entre les mains des maires.
La concentration des résidences secondaires 'de villégiature' à la mer et à la montagne en France, malgré des réglementations et une fiscalité en évolution, soulève des enjeux importants quant à l'accessibilité et la diversité des territoires attractifs pour les futurs acheteurs.
