La rentrée à Sciences Po Lyon a eu lieu lundi 23 février 2026, après les congés d'hiver, dans un contexte particulièrement tendu suite à la mort de Quentin Deranque, un jeune militant identitaire, qui a été lynché jeudi 12 février en marge d'une conférence de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan à l'Institut d'études politiques.

Ce drame a suscité une vague d'émotion et de débat dans le pays, avec des répercussions sur la vie étudiante et les libertés universitaires. Les étudiants de Sciences Po Lyon ont donc repris leurs cours dans un environnement sécurisé, avec des agents de sécurité postés dans les locaux et une obligation de présenter leur carte d'étudiant pour accéder aux bâtiments.

La sécurité renforcée

La directrice de Sciences Po Lyon a envoyé un mail aux étudiants avant la rentrée pour les informer des mesures de sécurité mises en place, ce qui a été jugé rassurant par de nombreux étudiants. Une jeune fille de 22 ans, en quatrième année, a déclaré : « Ce qui est bien, c'est qu'ils contrôlent l'entrée, contrôlent nos cartes, nos sacs. Donc on sait que n'importe qui ne pourra pas entrer dans le bâtiment. J'étais un peu inquiète en vérité, mais ça ne va pas nous empêcher d'aller en cours. Nous, on fait nos études, point. »

Ces mesures visent à prévenir tout incident et à garantir la sécurité des étudiants et du personnel, alors que les réseaux sociaux ont été le théâtre de menaces et de pressions contre l'institution et ses étudiants. Un étudiant qui assistait à la conférence de Rima Hassan le jour du drame a témoigné : « Je suis élue étudiante et on m'a fait remonter que l'administration a passé la semaine à recevoir des appels de menaces. Allez sur X, regardez, il y a des menaces sur la directrice, on dit n'importe quoi, ça traite les étudiants comme si on soutenait des terroristes, etc., alors qu'on va à une conférence. »

Les pressions énormes

Les étudiants ont également évoqué les pressions énormes qu'ils subissent, notamment sur les réseaux sociaux, où des menaces et des insultes ont été proférées contre eux et contre l'institution. Une étudiante a déclaré : « Sur les réseaux sociaux, il y a eu plein d'étudiants dont la tête a été affichée. Donc il y a des pressions qui sont énormes. Et nous, on veut rappeler qu'on est dans un institut d'études politiques, qu'il y a des conférences politiques de tous les bords. »

Ces pressions ont suscité des craintes quant à la liberté d'expression et à la possibilité pour les étudiants d'inviter des interlocuteurs de tout bord politique. Un étudiant a souligné : « Avec ce qu'a dit le ministre de l'Enseignement supérieur, comme quoi les conférences, etc., ce serait terminé, je ne vois pas l'intérêt d'interdire ces conférences, parce que d'abord c'est pluriel, on accueille toutes les orientations politiques, de droite comme de gauche. »

La cellule d'écoute

En dehors des mesures de sécurité, une cellule d'écoute a été mise en place à Sciences Po Lyon pour aider les étudiants qui pourraient être affectés par les événements récents. Cette initiative vise à offrir un soutien psychologique et à favoriser un environnement propice à la discussion et à l'écoute.

Cette cellule d'écoute est un élément important de la réponse apportée par l'institution pour faire face aux conséquences du drame et pour soutenir les étudiants dans cette période difficile. Les étudiants peuvent ainsi trouver un espace pour exprimer leurs émotions et leurs préoccupations, et recevoir un soutien adapté à leurs besoins.

Les enjeux plus larges

L'événement tragique qui a eu lieu à Sciences Po Lyon soulève des enjeux plus larges quant à la liberté d'expression, à la sécurité des étudiants et au rôle des institutions d'enseignement supérieur dans la société. Il met en lumière la nécessité de trouver un équilibre entre la sécurité et la liberté, et de promouvoir un environnement où les étudiants peuvent se sentir en sécurité tout en ayant la possibilité d'exprimer leurs opinions et de participer à des débats ouverts.

Ces enjeux sont d'autant plus importants dans un contexte où les réseaux sociaux et les médias peuvent amplifier les tensions et les conflits, et où les institutions doivent trouver des moyens pour protéger leurs étudiants et leur personnel tout en défendant les principes de la liberté d'expression et de l'ouverture d'esprit.

La mort de Quentin Deranque et les événements qui ont suivi sont un rappel poignant de ces défis et de la nécessité pour les institutions d'enseignement supérieur de se positionner clairement en faveur de la liberté d'expression, de la tolérance et de l'ouverture d'esprit, tout en assurant la sécurité et le bien-être de leurs étudiants et de leur personnel.

Les principaux enjeux incluent la liberté d'expression, la sécurité des étudiants, le rôle des institutions d'enseignement supérieur dans la société, et la nécessité de trouver un équilibre entre la sécurité et la liberté.

Sciences Po Lyon a renforcé la sécurité sur son campus, avec des agents de sécurité postés dans les locaux et une obligation de présenter la carte d'étudiant pour accéder aux bâtiments. Une cellule d'écoute a également été mise en place pour aider les étudiants affectés par les événements.

En conclusion, la mort de Quentin Deranque et les événements qui ont suivi à Sciences Po Lyon soulèvent des questions fondamentales sur la liberté d'expression, la sécurité et le rôle des institutions d'enseignement supérieur dans la société. Il est essentiel que ces institutions trouvent un équilibre entre la sécurité et la liberté, et qu'elles défendent les principes de l'ouverture d'esprit et de la tolérance pour permettre aux étudiants de se développer dans un environnement sûr et stimulant.