Le couple néerlandais de photographes, Inez van Lamsweerde et Vinoodh Matadin, célèbre ses quarante ans de carrière à travers une rétrospective majeure présentée au Gemeentemuseum de La Haye. Cette exposition, qualifiée de « maousse » par Libération, propose un voyage au cœur de leur univers, mêlant classicisme et surréalisme à travers leurs portraits de stars internationales.
Ce qu'il faut retenir
- Une exposition célébrant quarante ans de carrière du duo Inez & Vinoodh au Gemeentemuseum de La Haye
- Un parcours exposant plus de 200 clichés, dont des portraits de célébrités comme Brad Pitt, Lady Gaga ou encore Björk
- Une mise en scène où se croisent classicisme et surréalisme, signature de leur travail
- Une sélection d’œuvres inédites en complément des pièces emblématiques
- Une rétrospective qui s’étend jusqu’au 13 juillet 2026
Une carrière marquée par l’iconographie contemporaine
Depuis leur rencontre au début des années 1980, Inez van Lamsweerde et Vinoodh Matadin ont révolutionné la photographie de célébrités en imposant un style à la fois glamour et subversif. Leur approche, à la fois esthétisante et décalée, a fait d’eux des figures incontournables de la mode et du portrait artistique. Selon Libération, cette exposition « dense » reflète toute la richesse de leur travail, où chaque image raconte une histoire tout en jouant avec les codes traditionnels.
Le Gemeentemuseum de La Haye, connu pour son engagement envers les arts visuels, offre ici un écrin adapté à leur univers. Plus de deux cents clichés sont exposés, retraçant les étapes clés de leur parcours, des premières séries expérimentales aux collaborations avec les plus grands noms du cinéma, de la musique et de la mode. Leur capacité à capturer l’essence de leurs sujets, tout en y injectant une touche onirique, reste leur marque de fabrique.
Classicisme et surréalisme : deux piliers d’une esthétique unique
L’exposition se structure en deux grandes parties, illustrant les deux facettes majeures de leur travail. D’un côté, un classicisme assumé, où la lumière, les poses et les compositions rappellent les grands maîtres de la photographie. De l’autre, un surréalisme audacieux, avec des images retravaillées, des couleurs saturées et des mises en scène oniriques qui brouillent les frontières entre réalité et fiction.
« Nous avons toujours cherché à brouiller les lignes entre le réel et l’irréel, à jouer avec les attentes du spectateur », a expliqué Inez van Lamsweerde à Libération. Leur série « Pretty Much » (2000), où des visages sont partiellement recouverts de motifs floraux, est l’un des exemples les plus frappants de cette approche. Autant dire que le visiteur est invité à un voyage visuel où chaque détail compte.
Des stars en version Inez & Vinoodh : un best-of des portraits iconiques
Parmi les pièces maîtresses de l’exposition figurent des portraits devenus cultes, comme celui de Brad Pitt en 1994, où le futur acteur est photographié avec une cigarette à la main, ou encore le cliché de Lady Gaga vêtue d’une robe en viande, symbole de son engagement militant. Björk, Madonna, David Bowie ou encore Beyoncé comptent aussi parmi les célébrités immortalisées par le duo.
Ces images, souvent détournées ou retouchées, révèlent une autre facette de leurs modèles : loin des clichés commerciaux, Inez & Vinoodh captent l’âme de leurs sujets, parfois avec humour, parfois avec gravité. « Nous ne photographions pas des personnes, mais des personnages », a souligné Vinoodh Matadin. Une nuance qui explique pourquoi leurs images résistent au temps.
Cette exposition pose aussi la question de l’héritage d’Inez & Vinoodh dans un paysage artistique en constante mutation. Leur influence sur les générations suivantes de photographes reste un sujet de débat, certains y voyant une révolution, d’autres une évolution naturelle des codes visuels. Une chose est sûre : leur travail continue de fasciner, près d’un demi-siècle après leurs débuts.
L’exposition met en avant des portraits de Brad Pitt, Lady Gaga, Björk, Madonna, David Bowie, Beyoncé, entre autres, selon Libération.
La rétrospective est visible au Gemeentemuseum de La Haye jusqu’au 13 juillet 2026.