L’eurodéputée Rima Hassan s’est présentée ce vendredi 3 avril 2026 au siège de la police judiciaire parisienne pour une nouvelle audition, alors qu’elle doit être jugée en juillet pour des faits d’apologie du terrorisme. Cette convocation intervient dans un contexte où les autorités judiciaires semblent déterminer avec précision les éléments retenus contre elle, selon les informations rapportées par Libération.

Les faits motivant cette nouvelle audition diffèrent de ceux évoqués la veille, jeudi 2 avril, par le parquet et une source proche de l’enquête. Ces derniers avaient alors affirmé que de la 3-méthylméthcathinone (3MMC) avait été retrouvée dans son sac. Une affirmation que Rima Hassan a immédiatement contestée, comme le précise une source proche du dossier citée par Libération. « Elle a démenti catégoriquement la présence de cette substance dans son sac », a-t-on appris.

Ce qu'il faut retenir

  • Rima Hassan, eurodéputée, a été convoquée ce vendredi 3 avril 2026 par la police judiciaire parisienne pour une nouvelle audition.
  • Elle sera jugée en juillet 2026 pour des faits d’apologie du terrorisme.
  • Les éléments de cette audition diffèrent de ceux évoqués la veille par le parquet et une source proche de l’enquête.
  • Rima Hassan a nié la présence de 3MMC dans son sac, contrairement aux affirmations du parquet.
  • Ces déclarations interviennent dans un contexte où l’enquête semble s’affiner, selon une source proche du dossier.

Une audition distincte des éléments évoqués la veille

Cette convocation de Rima Hassan par la police judiciaire parisienne s’inscrit dans une procédure judiciaire en cours, mais les faits qui lui sont reprochés ce vendredi ne sont pas liés à ceux annoncés la veille. Selon une source proche du dossier, les éléments retenus pour cette nouvelle audition sont distincts de ceux avancés jeudi, lorsque le parquet avait évoqué la présence de 3MMC dans son sac. Une information que l’eurodéputée a vivement contestée, comme le confirme Libération.

Cette clarification intervient alors que l’enquête se poursuit, avec des éléments qui semblent se préciser jour après jour. Les autorités judiciaires paraissent ainsi ajuster leur approche, en distinguant les faits les uns des autres pour éviter toute confusion dans le traitement du dossier. Une source proche de l’enquête a d’ailleurs souligné que les éléments retenus pour cette audition étaient « totalement différents » de ceux évoqués la veille, sans pour autant préciser leur nature exacte.

Un contexte judiciaire sous haute tension

L’affaire prend une dimension particulière alors que Rima Hassan est une figure politique connue, notamment pour ses positions controversées. Les accusations d’apologie du terrorisme pèsent lourdement sur son image, d’autant plus que cette procédure judiciaire s’ajoute à d’autres démêlés avec la justice. Les déclarations de jeudi, concernant la présence de 3MMC, avaient déjà suscité de vives réactions, avant que l’eurodéputée ne les démente formellement.

Cette situation illustre la complexité des enquêtes judiciaires, où chaque détail compte et où les déclarations peuvent évoluer rapidement. Selon Libération, les autorités judiciaires semblent déterminées à clarifier la situation, en séparant les différents chefs d’accusation pour éviter toute ambiguïté. Une source proche du dossier a d’ailleurs rappelé que « les faits retenus pour cette audition n’ont rien à voir avec ce qui a été évoqué la veille ».

Et maintenant ?

La prochaine étape pour Rima Hassan sera son procès prévu en juillet 2026. D’ici là, l’enquête devrait se poursuivre, avec d’éventuelles nouvelles auditions ou confrontations. Les prochains mois seront déterminants pour établir les responsabilités et trancher sur les faits reprochés. Il reste à voir si les autorités judiciaires parviendront à démêler l’écheveau des éléments accumulés, notamment sur la question de la 3MMC.

Cette affaire soulève également des questions plus larges sur le traitement des personnalités politiques par la justice, ainsi que sur la frontière entre liberté d’expression et incitation à la haine ou au terrorisme. Le procès de juillet pourrait ainsi devenir un cas d’école pour les juristes et les observateurs politiques, tant les enjeux sont importants.

Elle a été convoquée pour une audition dans le cadre d’une enquête judiciaire en cours, distincte des éléments évoqués la veille concernant la présence de 3MMC dans son sac. Selon une source proche du dossier, « les faits pour lesquels elle est auditionnée ce vendredi n’ont rien à voir avec ce qu’il s’est passé jeudi ».