Seize ans après la sortie du Robin des Bois de Ridley Scott, avec Russell Crowe dans le rôle-titre, le mythe du hors-la-loi de Sherwood revient sur les écrans avec une relecture radicalement différente. Intitulé On l’appelait Robin des Bois, ce long-métrage porté par Hugh Jackman et Jodie Comer sortira en salles le 19 juin 2026, selon Numerama. Réalisé par Michael Sarnoski, connu pour Pig et Sans un bruit : Jour 1, ce film s’annonce comme une réponse artistique et visuelle à la version précédente, jugée trop massive et déconnectée de l’essence du récit original.
Ce qu'il faut retenir
- Un retour de Robin des Bois au cinéma 19 juin 2026, avec Hugh Jackman dans le rôle-titre.
- Michael Sarnoski propose une relecture radicale, centrée sur la fin du héros et non sur ses exploits militaires.
- Le tournage a été réalisé entièrement en pellicule 35mm en Irlande du Nord, sans effets numériques.
- Hugh Jackman incarne un Robin des Bois vieillissant, marqué par les regrets et la solitude.
- Jodie Comer joue le rôle de Sister Brigid, une prieure face à laquelle Robin affronte son passé.
Une relecture qui rompt avec le blockbuster de 2010
En 2010, Ridley Scott et Russell Crowe livraient une version épique du mythe, avec des batailles grandioses, des débarquements maritimes et une intrigue géopolitique complexe. Le résultat, bien que spectaculaire, avait été critiqué pour son manque de lien avec la poésie et la simplicité du conte original. Michael Sarnoski, lui, prend le contre-pied en proposant un film intime, viscéral et réaliste, centré sur les derniers jours de Robin des Bois. Ce dernier, vieillissant et brisé par les regrets, se cache dans les bois et affronte la brutalité de son passé. « On l’appelait Robin des Bois » n’est pas une célébration de la force militaire, mais une méditation sur la rédemption et le poids du temps qui passe, a expliqué le réalisateur à AV Club.
Hugh Jackman, loin du héros traditionnel
Pour incarner ce Robin des Bois méconnaissable, Hugh Jackman a troqué son sourire hollywoodien pour une apparence plus rude. Avec une barbe hirsute et un regard lourd de remords, l’acteur offre une performance physique et mélancolique, rappelant son rôle dans Logan. Face à lui, Jodie Comer, star de Killing Eve et The Last Duel, incarne Sister Brigid, une prieure qui pousse Robin à mettre son âme à nu. « Ce n’est pas un film sur un archer invincible, mais sur un homme qui doit affronter ses démons », a précisé Sarnoski. Les deux acteurs, déjà reconnus pour leur talent, semblent prêts à porter cette version atypique du mythe.
Le choix de ces deux comédiens n’est pas anodin. Hugh Jackman, connu pour ses rôles de héros charismatiques, se prête ici à une transformation radicale, tandis que Jodie Comer apporte une profondeur dramatique à son personnage. Leur alchimie à l’écran pourrait bien faire de ce film un moment fort du cinéma d’auteur en 2026.
Une esthétique radicalement différente : l’authenticité avant tout
Là où Ridley Scott avait recours aux effets spéciaux et aux filtres numériques pour recréer un Moyen Âge idéalisé, Michael Sarnoski a choisi une approche radicalement opposée. Le film a été tourné entièrement en pellicule 35mm, dans les paysages naturels et austères de l’Irlande du Nord. Pas d’écrans verts, pas de CGI : juste une caméra et des décors bruts, inspirés de chefs-d’œuvre comme La Source d’Ingmar Bergman ou Valhalla Rising de Nicolas Winding Refn. « Nous voulions un Moyen Âge âpre, où la survie est un combat quotidien », a indiqué le réalisateur. Même les scènes les plus spectaculaires, comme l’incendie d’une cabane en bois pendant quinze minutes, ont été tournées avec des moyens artisanaux, sans recourir à des artifices numériques.
Cette quête d’authenticité se retrouve dans la photographie du film, volontairement sombre et dépouillée. Les couleurs sont rares, et l’ambiance générale est celle d’un crépuscule permanent. Si certains pourraient regretter l’absence de faste visuel, cette approche correspond à l’ambition du projet : dépouiller le mythe de ses oripeaux hollywoodiens pour en révéler la vérité humaine.
Un film d’auteur déguisé en film d’époque
Derrière sa façade médiévale, On l’appelait Robin des Bois est avant tout une œuvre personnelle pour Michael Sarnoski. Écrite bien avant son passage à Hollywood et ses budgets colossaux, cette histoire de rédemption et de déclin est une réflexion sur le temps qui passe et le fardeau du passé. « Ce film est fait pour moi. C’est une histoire que je voulais raconter depuis longtemps », a-t-il confié. En refusant les codes du blockbuster, le réalisateur mise sur la force des personnages et la beauté brute des paysages pour créer une expérience cinématographique unique.
Cette approche pourrait bien faire oublier la version de 2010. Ridley Scott avait tenté de moderniser le mythe en y intégrant des éléments géopolitiques, mais le résultat avait été perçu comme un simple divertissement spectaculaire. Avec Sarnoski, le récit retrouve une dimension mythologique et intime, plus proche de l’esprit original de la légende de Robin des Bois.
Dans les mois à venir, les premières critiques et projections spéciales permettront de mesurer l’impact de ce film. Les festivals, notamment celui de Cannes 2026, pourraient également jouer un rôle clé dans sa promotion. Si le projet tient ses promesses, il ne sera pas seulement un hommage à la légende de Robin des Bois, mais une preuve que le cinéma peut encore surprendre, même avec un sujet aussi rebattu.
Un mythe intemporel sous un nouveau jour
Robin des Bois, ce héros populaire qui vole aux riches pour donner aux pauvres, est une figure qui a inspiré des dizaines de films, de séries et de livres. Pourtant, rares sont les adaptations qui ont su capturer son essence profonde : un mélange de justice sociale, de rébellion et d’humanité. Avec On l’appelait Robin des Bois, Michael Sarnoski propose une relecture qui met l’accent sur la fin d’un homme, plutôt que sur ses exploits. « Ce n’est pas l’histoire d’un héros, mais celle d’un homme qui a échoué », résume le réalisateur.
Cette version pourrait bien redéfinir les attentes du public envers les films de légendes. Plutôt que de chercher à impressionner par des effets spéciaux ou des combats épiques, elle mise sur l’émotion, la vérité des personnages et la puissance des paysages. Si ce pari est réussi, il ne restera plus qu’à voir si d’autres réalisateurs oseront suivre cette voie.
La version de 2010, portée par Russell Crowe, était un blockbuster épique avec des batailles grandioses et une intrigue géopolitique. Celle de 2026, réalisée par Michael Sarnoski, se concentre sur la fin de Robin des Bois, en faisant un personnage vieillissant et brisé par les regrets, loin de l’image du héros invincible. Le tournage en pellicule 35mm et l’absence d’effets numériques renforcent aussi cette différence esthétique radicale.
Oui, son rôle dans Logan (2017) lui a valu des éloges pour sa performance dans un registre plus sombre et mélancolique. De même, son interprétation de Wolverine dans la saga X-Men a souvent montré un personnage tourmenté par son passé. Avec Robin des Bois, il explore une nouvelle facette de ce type de rôles, plus introspective et physique.